Eh oui, c'est nous, Sarhäne et Séléane...

Nous créons ce blog pour partager un peu de notre quotidien magique.

Bienvenue à toi que la curiosité mène ici.

Ad-elfiquement

Les sorcelleuses

Mercredi 28 mai 2008

Parmi toutes les petites revenantes, une de mes préférées est la menthe.

 


En cuisine :

Elle est délicieuse dans nos plats : nems, taboulé, soupes glacées, salades, desserts au chocolat…et dans nos digestifs.
Sauce à la menthe : (idéale pour l’agneau, passe très bien avec du bœuf, de la volaille, des œufs ou des légumes)
Ecraser 100g de menthe dans un mortier avec 45g de sucre. Mettre dans une casserole 1/8ème de litre de vinaigre, 6c. à soue d’eau, 2c à café de jus de citron et 45g de sucre ; porter à ébullition et laisser bouillir jusqu’à ce que le mélange soit translucide, ajouter la menthe, saler et laisser refroidir.

En phytothérapie :

On dit tout d’abord que la menthe est à proscrire quand on prend un traitement homéopathique ou en association avec d’autres plantes, elle en atténuerait fortement les effets. J’ai lu à ce sujet que ce n’est pas exactement vrai, il suffit de ne pas prendre les deux en même temps mais à différents moments de la journée. A vous de voir selon vos sensations…
La menthe peut se consommer en infusions ou sous forme d’huile essentielle (pas pour les enfants de moins de 5ans).
Elles est utile pour assainir l’haleine.
Elle permet de rester éveiller en voiture si vous en mettez sur un mouchoir que vous glissez dans la ventilation.
Elle lutte contre la fatigue nerveuse et les maux de tête. (appliquer de l’huile sur les tempes et/ou buvez une infusion)
Pour les vomissements, les nausées et les maux d’estomac, mangez un sucre ou un morceau demie de pain imprégnés d’une goutte d’huile.
Elle élève la tension artérielle et stimule le système immunitaire.
C’est aussi un bon tonique général et sexuel.

Quelques légendes
 
tirées de " L’esprit des fleurs " de Hélène Dubois-Aubin.


Commençons par la Grèce : " Pour les grecs, l’odeur sublime et enivrante de cette plante ne pouvait provenir que d’un être divin : alors qu’elle se promenait dans une prairie tapissée de fleurs sauvages, la nymphe Mintha fut remarquée par Hadès qui en tomba éperdument amoureux. Perséphone, épouse du dieu des Enfers, se chargea de faire disparaître cette rivale parmi les autres plantes. Hadès ne put s’opposer à la métamorphose de sa favorite, mais il eut le temps de la doter d’un parfum sensuel, capable d’envoûter le cœur des hommes. "

Et, une fois n’est pas coutume, une petite histoire chrétienne, pas très gentille avec notre ami la menthe : " Accusée d’avoir trahi l’enfant Jésus et sa mère Marie lors de la fuite en Egypte, elle fut dénoncée comme une plante chargée de vices : alors que la Sainte Famille se blottissait près d’un gerbier pour se protéger du regard des envoyés d’Hérode, la menthe poussant à proximité écarta ses branches et désigna la cachette aux assassins. La sauge voisine et le genévrier, rabattant leurs feuillages, s’empressèrent de recouvrir la trace des fuyards et détournèrent les soldats de leur chemin. "

Dimanche 25 mai 2008


Origine de l'image : joelm.hautetfort.com/.../05/18/les-paysans.html 

Avril et Mai :

Le grand toilettage du jardin a commencé : tailler, désherber, retourner la terre du jardin potager et enfin semer et planter les légumes. Nous avons terminé tout ça il y a 15 jours. Les radis ont commencé à pousser par contre la salade et les poireaux se sont fait dévorer par les limaces et les escargots avant même d’avoir poussé :-S

Je n’ai aucune envie de mettre un produit chimique dans mon jardin alors je vais essayer une méthode " naturelle " dont j’ai entendu parler : enterrer un récipient rempli de bière. Il paraît qu’ils adorent ça et viennent s’y noyer ? !

 

Du côté des parterres et du jardin aromatique, presque pas de nouvelles plantations : toutes les plantes de l’an derniers sont au rendez-vous sauf une : le basilic (on est obligé de le ressemer ou le replanter tous les ans).

 

Dans les surprises agréables, notre pelouse est parsemée d’orchidées abeilles, trop mignonnes !

Samedi 17 mai 2008
Encore un petit mot sur la Déesse babylonienne. Pour celles et ceux qui en ont la possibilité et l'envie, on en retrouve un bas relief absolument fascinant, dans l'exposition « Babylone, mythe et réalité » (jusqu'à début juin au Louvre). Cette représentation, « Ishtar, la Reine de la Nuit », se trouve normalement exposée au British Museum. Je suis restée plusieurs minutes sans voix à l'admirer : la plénitude de ces formes, la finesse de ces traits, et surtout tous les détails de cette mise en scène.

Le bas relief date aux environs de 1800-1750 avant notre aire. La Déesse mésopotamienne tient dans chaque main une tige et un anneau, symbole de sa divinité. Ces ailes sont tournées vers le bas, indiquant qu'il s'agit d'une divinité de l'inframonde. Ses mollets et ses pieds sont ceux d'un oiseau de proie, semblables aux pattes des deux hiboux qui l'encadrent (encore en référence au Monde de la Nuit). Elle repose sur ce qui me semble être des Lions. Le fond de la plaque devait à l'origine être peint en noir, indiquant qu'elle règne sur la Nuit.

Enfin, les spécialistes n'ont apparemment pas tranché complètement : s'agit-il d'un aspect d'Ishtar, la Déesse de l'Amour et de la Guerre ; ou peut être de sa sœur et rivale Ereshkigal, Reine du royaume des morts ; ou même de Lilitu (qui donnera Lilith), un démon du vent et de la tempête, qui pouvait amener maladie, souffrance et mort (source : site du British Museum, très librement traduit et adapté).  


Mercredi 14 mai 2008



J'ai découvert récemment cette tisane vraiment efficace contre les maux d'estomac :

Pour 100g de mélange prêt à infuser, associez 30g de basilic, 30g de fleurs et feuilles de marjolaine avec 40g de fleurs de robinier ou faux accacia.

Quand les brûlures se font sentir, faites infuser une petite quantité de ce mélange pendant 15 min et buvez-en 3 tasses par jour après le repas jusqu'à ce qu'elles disparaissent.

Samedi 10 mai 2008
Cette année, je rentrais très tôt en hibernation, aux alentours de Mabon, et depuis ma relation avec le « Divin » (quelque soit le visage ou la numération que ce « Divin ») s’est prise dans une toile de glace, immobile et froide. Maintenant que le printemps est là, je cherchais un moyen de réchauffer un peu tout çà.

J’en ai entrevue un, en feuilletant un vieux numéro du National Géographic France : le « Spécial Inde » de Mars 2005. Le premier article, « Inde à Paris », commence par la description d’une fête traditionnelle à Ganesh, qui se tient en septembre dans le XVIIIème arrondissement. Des noix de coco sont jetées sur le sol dans un grand fracas, pour « conjurer le mal » ; on conduit la divinité sur un char couvert de fleurs et de fruits (pour celles et ceux qui veulent plus d’information sur cette fête : http://www.templeganesh.fr/fetegan.htm ). Plus loin, la journaliste raconte comment dans le temple on s’occupe de la statue du Dieu : « chaque jour, la divinité à tête d’éléphant est soigneusement baignée de lait, de miel et d’eau safranée avant d’être habillée d’étoffes chatoyantes par le brahmane. Les offrandes de bananes et de noix de coco s’amoncellent devant l’autel pour être bénites. Dans l’assistance, une femme donne le biberon à son enfant. A l’aide d’un peu de poudre noire, elle dessine un poutou –une tache ronde- sur le front de son bébé. Le voilà sous la bénédiction des divinités. De son côté, le brahmane s’est mit à psalmodier des mots que je ne peux saisir -…- Où quelle soit, la puissance envoûtante des Indes reste vivace. Et vivante. » Bon maintenant quel rapport entre ce texte et la résolution de ma « crise de foi » ???

 

Je me rends compte que je surintellectualise foi et pratiques. Derrière chaque Déesse, je colle un archétype ; à chaque évènement, son acte manqué ou réussit qu’il faut interpréter. Je dis parfois, en rigolant à moitié, que je fais de la psycho-magie. Par exemple, je considère que la psychosomatisation –que je m’autorise à sortir du cadre médical pour l’élargir à une définition du type « comment notre cerveau donne corps à nos états internes (émotions et croyances) »- est une chose exceptionnelle et pas simplement une curiosité neuronale. Quant aux divins, j’intègre tous ces panthéons (c’est la partie « la Déesse et le Dieu en nous ») comme étant des facettes exprimés des milles et un état de la conscience (et peut être subconscience et associés). Cette façon de procéder à des effets pervers : éloigner les Divinités en diminuant leur impact sur la réalité à l’extérieur de moi-même, en les réduisant à des mythes qu’il faut disséquer avec l’œil froid du scientifique, en les privant de leur vie propre. Bien sûr, il y a la Nature au dehors, incroyablement riche et mouvante ; mais une fois de plus je n’arrive pas à La considérer comme leur manifestation. Les Dieux et les Déesses que j’invoquais derrière la moisson, l’Hivers ou les floraisons, n’étaient que des masques, des interprétations psychologiques de processus biologique. Entre parenthèses, je n’ai curieusement pas du tout cette difficulté avec des créatures élémentales –ondines, effrits, gnomes et sylphes- et même le petit peuple, lutins, poulpiquets et fées des bois- avec lesquels j’ai beaucoup d’affinité.

Pourquoi les Divinités me posent-elles tant de problèmes ??? Peut être parce que j’ai oublié : 1. le plaisir de se laisser porter par le rite, 2. que je suis bien peu de chose et que le monde s’étend bien au-delà du champ d’action de ma conscience et de celle de mes congénères sapiens : bref « les Divinité hors de nous ». Et cela m’a demandé un gros effort pour revenir sur quelque chose d’aussi simple, d’aussi basique que cela. Je ne pense pas que pour un Celte, Dagda n’était qu’un symbole de la « force guerrière masculine » sur lequel il fallait longuement réfléchir pour intégrer ces aspects et résoudre les situations du quotidien (par exemple une hache arrivant droit sur vous ou une machine à café en panne). Non, il me semble que c’était une Personne, pas une construction intellectuelle.

Ce qui m’a touché dans la description de l’article, c’est justement l’amour sincère porté au Dieu Ganesh, tranquillement assis en tailleur à suçoter ses friandises. Ganesh existe quand on le baigne tous les jours de lait et de miel. Peu importe si tous les aspects historico-symbolico-psyco-chamalo sont consciemment perçus et disséqués. Le Dieu n’est pas seulement un fragment allégorique invoqué en fonction de besoins (prières individuelles) ou des fêtes saisonnières (rites sociétaux) – c'est-à-dire l’intermédiaire symbolique par lequel je passe parce que mon cerveau est trop étriqué pour aller de lui-même à la source des choses-.  Non ! Ganesh (ici) et tous les autres (partout) peuvent exister bien plus que cela. Bref, j'ai du mal à exprimer ma foi. Sans doute un reste de mon éducation protestante lourde à digérer (où il est préférable de croire sans comprendre) et du milieu scientifique (où les croyances mystiques sont souvent synonyme de naïveté) dans lequel j'avolue aujourd'hui. A écouter autour de moi, je ne serai pas un cas isolé. Dans l'immédiat, solution à mon problème -qui n'était finalement pas si compliqué : recreer des rites au quotidien pour retisser des liens plus sains avec les Divinités.

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