Eh oui, c'est nous, Sarhäne et Séléane...

Nous créons ce blog pour partager un peu de notre quotidien magique.

Bienvenue à toi que la curiosité mène ici.

Ad-elfiquement

Les sorcelleuses

Lundi 5 février 2007

II. De l’utilisation des symboles et des objets dans un rituel

Je différencie ici le symbole du contenu symbolique. Par exemple, un pentacle est un symbole, les 5 forces auxquelles il fait référence sont un contenu symbolique. Je peux sans doute avoir accès au contenu symbolique sans utiliser le symbole ou en en créant de nouveaux.

De nombreux symboles sont employés lors des cérémonies. Je ne chercherai pas ici à savoir si ceux-ci ont une force intrinsèque ou pas et, si oui, d’où elle vient. Mais il me semble qu’un sorcier accompli, maîtrisant parfaitement sa voie, n’aurait plus besoin d’aucun support matériel, pour réaliser un rituel (mis à part dans les rituels à but esthétique). Il pourrait simplement s’asseoir et officier dans le mutisme le plus complet, dirigeant en esprit tous les éléments qui lui sont nécessaires.

Mais la plupart d’entre nous ne sommes pas capables de mobiliser en pensée, c'est-à-dire visualiser et diriger les énergies nécessaires et nous nous appuyons sur des objets, couleurs, bougies pour faciliter la chose. Ceux-ci nous permettraient de mieux fixer notre esprit. Par exemple, brandir l’athamé revient à manifester une volonté dans un acte (trancher, tracer…), le cercle de sel ou de farine permet de voir un cercle d’énergie qui normalement devrait exister sans trace matérielle.

Donc, si ce n’est pour l’apparat, il me parait utile de réduire au maximum le nombre d’objets : 

  1. pour ne pas se diluer et multiplier des opérations inutiles
  2. pour apprendre progressivement à agir sans eux. Un avantage pratique est que plus cette indépendance grandit, plus nous pouvons pratiquer librement, à tout instant, sans se trimbaler un sac complet d’artéfacts divers allant de la poudre de patte de chauve-souris à la photo du chat ! lol  

Symbole et correspondance

Il se peut que nous ayons besoin de la mobilisation ou de l’invocation de forces particulière. Nous allons donc choisir parmi dans le fouillis de l’armoire sorcière bougies, plantes, pierres, encens… Des tables de correspondances existent, fort pratiques en ce cas. Il paraît préférable d’avoir employé une fois seul chacun de ces artéfacts afin de mieux les connaître et en retrouver la saveur pendant le rituel.

Pour un novice, tout peut avoir son importance : la date et l’heure, le temps, les vêtements… En effet, je pense qu’il n’est pas nécessaire de prendre toujours en compte tous ces éléments, mais le fait d’y songer permet de sélectionner des détails importants. Avec le temps, ce choix peut se faire plus intuitivement ou l’influence de ces conditions compensée.

Objets appropriés de sorcellerie

Il est plutôt conseillé de travailler avec un matériel convenablement déchargé puis éventuellement rechargé par nos soins propres.

Leur emploi nécessite une connaissance de leur symbole de manière générale (dans le cadre d’une pratique personnelle et dans son sens commun, ces deux points de vue pouvant ne pas être forcément parfaitement identiques). Il faut savoir pourquoi tel ou tel objet est requis dans un rituel, chercher à comprendre sa place et ce qu’il y représente. L’utilisation d’un athamé ou d’une bougie blanche ne va pas forcément de soi. L’usage d’un objet ou d’un autre ne doit pas relever de l’habitude. Plus la compréhension du symbole sous-jacent est grande et plus nous serons à même de l’employer dans sa pleine puissance et à sa juste place.

Symbole et objet spécifique à un rituel

Comme précédemment, il me semble que la première question est "pourquoi ?". Mais étant donné que nous parlons là d’une utilisation exceptionnelle, la réponse précède généralement le choix d’intégrer l’objet ou le symbole au rituel !!!

Mais d’autres questions se posent : La plupart du temps, les artéfacts que nous utilisons quotidiennement sont purifiés et dédiés (à nous ou aux divinités révérées). Dans le cas d’un exercice spécifique, la purification ne va pas forcément de soi. Une petite investigation énergétique quant au "contenu énergétique " du dit-objet semble une précaution utile.

La visualisation

Elle est essentielle dans la bonne marche de tout processus magique. L’opérateur, à moins qu’il ne possède vraiment des appuis puissants, se doit d’avoir un niveau convenable dans cette pratique. Il ne s’agit pas simplement de s’imaginer les choses autour de soi, mais de les sentir à tout instant. Elle permet non seulement de diriger l’énergie, mais également de constater la bonne marche opératoire.

Lundi 5 février 2007
 

La Conception d’un Rituel…

…pourrait être résumé en termes simples : mobilisation d’énergie(s) dirigée(s) vers un but.

Tout ce qui suit est non exhaustif mais plein de bonne volonté…

I. les Bases

Le type d’énergie pourrait être la première variable à prendre en compte. J’envisage 3 possibilités quant à son origine :

  • personnelle
  • environnante (forces : ex géologique, végétale, animale, technologique, sexuelle si elle ressort de l’implication de plus d’une personne, artéfactuelle –par exemple un objet préalablement chargé – …) non personnifiée
  • ou personnifiée (divinités, esprits de la Nature…)

Chacune a ses avantages et ses inconvénients. L’énergie personnelle est limitée mais permet un contrôle étroit du rituel, son emploi limite un éventuel prix à payer. L’énergie que j’ai maladroitement qualifié d’environnante est déjà plus étendue, mais a sa propre " couleur ", sa propre nature, problématique ou bénéfique selon l’objet du sort. La contribution à apporter a posteriori doit être égale à l’énergie empruntée. Enfin, mes idées sont plus floues en ce qui concerne la troisième catégorie. Il semble qu’elle nécessite une grande connaissance de la (des) " divinité(s) " à laquelle (auxquelles) l’officiant s’adresse. Il faut avoir conscience à ce moment-là du risque encouru non seulement quant au prix exigé, mais également quant au lien qui ne manquera pas de s’établir entre le sorcier et la déité - esprit - émanation. J’imagine quelques exceptions ou particularités que je n’aborderai pas ici.

 Venons en à la deuxième composante évoquée dans la définition ci-dessus : le but de l’opérateur. Celui-ci doit être clairement exprimé et de la façon la plus précise possible afin de limiter les effets non souhaitables (par exemple : " je souhaite avoir plus de temps pour moi " et se retrouver clouer au lit par une grippe !). De même, l’adage signale qu’il faut se méfier de nos propres souhaits. Mieux vaut donc avoir mûrement réfléchi à la chose avant de se lancer dans une action magique... Le renversement d’un sort (j’entends par là l’annulation ou compensation de ses effets par une autre action magique) est un exercice souvent plus difficile et périlleux que son lancement (surtout si d’autres sources que de l’énergie purement personnelle ont été projetées). Le sorcier doit avoir en tête qu’il est responsable de son action et doit en assumer les conséquences.

 Un manque subsiste : la sentence ne fait aucune mention de l’opérateur lui-même. J’imagine volontiers qu’il existe d’autres magies que celle utilisée par les hommes, qui s’appliquent sans nul besoin de nous. Mais dans le cadre qui nous intéresse, nous sommes impliqués activement. Au moment du rituel, l’esprit tout entier de l’opérateur doit être tendu vers son but ce qui implique une entière disponibilité.

Vendredi 2 février 2007
 

Certains auront peut être regardé la soirée spéciale sorcellerie diffusée par Arte à Samain dernier. Une partie du reportage se déroulait chez une sorcière allemande à priori très connue dans le milieu Wiccan. J’ai été frappée par la multitude de choses qui s’entassaient sur son autel. Des cartes de tarots éclectiques jouxtent des statuettes de Bouddha, de Ganesh, de Cernunos, d’Aphrodite, de fées, et autres créatures ou divinités de toutes origines, des plateaux dessinés de pentacles, des géodes, des baguettes, des flacons, des banderoles kabbalistiques… Vu de loin, cela ressemble à un bric à brac spirituel sans queue ni tête. Et force est de me dire que la plupart des païens de ma connaissance ont des intérieurs fleurant l’indouisme bretonnisant ou encore le gothico-romantique exubérant, et que chez moi c’est sensiblement la même chose. Quand à mes placards ou mon autel, j’y retrouve effectivement tout un fatras d’objets naturels ou plus ou moins consacrés d’un kitch assez prononcé. J’ai alors commencé à m’intéresser à la portance réelle de ces objets, à leur nécessité et surtout –ce qui me frappait le plus – à leur accumulation.

Il faut se rendre compte que les symboles portent une force cachée, un sens qui se révèle peu à peu. Comme une lame de tarot qui évoque directement un sentiment puis, avec l’expérience et l’exploration, apparaîtront dans ses dessins, ses couleurs d’autres indices qui confirmeront, approfondiront ou ouvriront de nouveaux aspects de la carte. Au début, j’avais tendance à élaborer des rituels chargés : 14 bougies à ouvrir dans un ordre strict, 3 ou 4 figures de géométrie plus ou moins euclidienne et une dizaine d’éléments à touiller en une mixture certes efficace mais particulièrement infâme (j’exagère à peine). Et le plus drôle, c’est que plus il y avait de choses et plus je me sentais rassurée. Le temps passe et j’épure mes préparations. Cela peut paraître assez paradoxale de partir du compliquer pour aller vers le simple. Mais il y a sûrement une raison à cela. Dans un rituel, on projette une énergie dans une direction pour atteindre un but. Pour cela, des éléments (bougies, plantes, pierres, objets rituels comme une coupe, une baguette ou un couteau) pourrons servir de support. Les objets, les couleurs sont alors les porteurs d’une force symbolique très importante. Est ce que celle ci frappe notre inconscient ou encore ces objets sont ils d'eux même enchantés ? J'aurais tendance à dire que cela dépend des cas. Quoi qu’il en soit, avec la pratique, notre esprit se décharge de moins en moins sur ces supports. Le besoin qui peut rester est un attachement sentimental ou esthétique. Toutes ces figures, autour de nous sont autant de sources d’inspiration, de pouvoir, de symboles. Cet éclectisme tient peut être au fait que la foi païenne se construit de manière très libre et se permet d’explorer de multiple facettes.

Jeudi 1 février 2007


Toujours du coté de l’estomac, une recette tirée de l’excellent « Ma Cuisine Médiévale » de Mincka aux éditions Equinoxe (encore merci à toi Séléane!) :

 
Agneau au Miel
Ingrédient :
250 gr de collier d’agneau par personne
2 oignons émincés
300 gr de lardons fumés
Une poignée de raisins secs
2 cuillères à soupe de miel
2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
1 cuillère à café de cannelle en poudre
Sel, poivre, huile d’arachide
 

Faite revenir la viande dans une cocotte

Ajoutez oignons blancs et lardons

Quand le mélange est bien doré, salez, poivrez

Couvrez d’eau et laissez cuire à petit feu environ 1h15

Ajoutez raisins, miel, vinaigre balsamique et cannelle

Poursuivez la cuisson au moins 20 mn
La viande doit être fondante
Mercredi 31 janvier 2007

Quelques suggestions pour élaborer votre table d'Imbolc : les laitages sont consommés lors de cette fête. C’est donc le moment d’élaborer des petits plats à partir de fromage, de lait, de crème… On prépare également des plats à base d’agneaux ou encore de mouton. Coté légume, les poireaux, oignons, ails peuvent servir d’accompagnement, et pour les herbes, la ciboulette relevera les salades et les tartes. Les graines sont symboliquement associées à ce Sabbat, on peut donc par exemple préparer du pain au pavot, au tournesol, au sésame, ou encore en saupoudrer sur les plats. Les épices, associées au Feu, participent elles aussi au régal des papilles, dans une sauce au curry ou encore un chili ! Enfin bien entendu, les crêpes, rondes et dorées, que l’on pourra couvrir de confitures à l’orange et à la cannelle. Bref, laisser l'imagination explorer les chaudrons!
 

A ce propos une petite recette, simple mais toujours efficace. Ces proportions donnent une vingtaine de crêpes :

 
500 gr de farine
 
4 œufs
 
1 pincée de sel
 
1 l de lait
 
2 cuillères à soupe d’huile

Mettre la farine, les œufs et le sel et mélanger. Délayer petits à petits avec le lait et l’huile et laisser reposer 1 h

On dit que faire sauter les crêpes avec une pièce dans la main (autrefois un Louis d’or) apporte la prospérité dans le foyer.

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