En lisant
le "Sciences humaines" du mois de juillet, je suis tombée sur un aricle qui m'a tapé dans l'oeil.
Pomain Pigeaud y parle de la découverte, en 2003, d'un alignement mégalitique sur l'île d'Hoëdic (Morbilhan) qui est constitué de 8 menhirs. "Rien que de très banal en Bretagne" comme il
dit. "Sauf que là, les quatre années de fouilles qui vont suivre vont révéler tout un contexte archéologique. Chose rare pour les mégalithes, souvent fouillés anciennement, voire
pillés. Jean-Marc Large, chercheur associé à l’UMR 6566 du CNRS de Rennes, qui a dirigé les fouilles jusqu’en 2006, a mis en évidence trois phases, grâce au mobilier céramique retrouvé. La
première, au ve millénaire av. J.‑C., a vu l’élévation des menhirs. À leur base, des dépôts rituels, tels que quatorze galets naturels, déposés en faisceau, sans doute dans un contenant en
matière périssable. Le plus spectaculaire est l’un des menhirs (le bloc M1). Sa forme naturelle évoque déjà une poitrine féminine. L’étude technologique, effectuée par Emmanuel Mens, a démontré
que les carriers préhistoriques ont découpé le bloc autour de cette « poitrine ». Un épaulement fut pratiqué dans sa partie proximale. Au-dessous de la « poitrine », un aménagement de forme
triangulaire semble dessiner un entrejambe. Un sexe féminin est peut-être figuré. Nous serions donc en présence d’une idole féminine. Un petit vase avait été déposé contre la paroi. Un foyer
indique que le bloc devait être éclairé à certains moments. C’est la première fois qu’est ainsi mis en évidence l’intérêt des bâtisseurs de mégalithes pour la forme naturelle du granit et non
plus seulement sa couleur et son poids."
Fascinant d'imaginer comment ces hommes ont façonné cette idole féminine. Et intriguant de savoir quelles cérémonies elle a pu voir...
Ce petit texte vient se rajouter à ceux déjà postés par ma très chère Sorceulleuse (voir « De la Divination 2 : ce qui m’y a mené » et « De la Divination 3 : l’Oracle »). Enrichie de la lecture de « Histoire des magies », je reviens sur mes bases en matière de tarologie. Comme le dit très justement Seligmann, au contraire de l’astrologue qui se repose sur de savants calculs, le cartomancien lui développe son intuition, au travers du support pictural. Le Tarot (comme la Boule de Cristal) permet de stimuler la sensibilité de l’opérateur.
L’ancêtre de ce jeu apparaît au XIV siècle ; le premier exemplaire presque complet (seules 4 cartes manquent à l’appel) est le tarot princier des Visconti, aux environs de 1420. Certains ont voulut donner des origines plus anciennes encore au Tarot, le faisant remonter jusqu’à l’antiquité (pour Gébelin, il nous viendrait l’ancienne Egypte) mais en l’état actuel de nos connaissances, rien ne permet d’affirmer cela. Au fond, peu importe. Ce qui est fascinant c’est la façon dont ce jeu s’est répandu au travers de l’Europe entière et qu’il soit toujours utilisé de nos jours. Bien sûr certains occultistes ont bien tenté de le modifier au grès de leurs fantaisies, mais au final, les jeux actuels sont assez proches des arcanes médiévales.
Cependant, on peut noter quelques différences intéressantes. Par exemple, il semble que sur la carte XVIII, ce n’était point un chien et un loup qui hurlaient à la Lune, mais deux astrologues qui posaient là. Et nous en arrivons au cœur des atouts : les 22 cartes sont appelées « l’Homme », puisque c’est de lui, de ses désirs, de ses craintes, de ses activités… dont il s’agit. Les deux seules lames où des figures purement anthropomorphiques (je compte parmi elles la Mort et le Diable) sont absentes sont la Lune, dont nous venons de parler, et la Roue de Fortune. Dans ce deuxième cas encore, les animaux, un signe, un chien et un sphinx, caricaturent des humains.
Le Tarot semble tout dédié à aux méandres de nos vies et de nos psychés, et la raison probable pour laquelle il a survécu sous cette forme (originale ou presque) est qu’il a su brosser des archétypes toujours efficaces. Sa puissance évocatrice a traversé les siècles. Comme la très justement souligné Séléane les Tarots sont généralement plus « indépendants » que les Oracles ; sans doute est-ce lié à leur âge vénérable et à un système d’interprétation codifié depuis des lustres. Et, au bout d’un certain nombre de tirage, ces archétypes majeurs remontent jusqu’à notre conscience.
Comme tous les débutants j’ai tendance à me reposer sur les annexes plutôt qu’à me laisser porter par les images (avec plutôt de bons résultats
par ailleurs). De cette manière, je compte sur l’interprétation de gens bien plus qualifiés que moi. C’est sans doute une erreur. Si revenir à ces carnets dans un premier temps permet à la
débutante que je suis de me conforter, je devrai à présent m’extraire de ces analyses externes, revenir à chaque lame, observer et chercher à comprendre les différents symboles, jusqu’à en
intégrer les clefs magiques. L’étape suivante pourrait alors être de créer mon propre Tarot (hybris quand tu nous tiens), en meilleure résonance avec moi-même (je rêve de me débarrasser du
« Diable » que je trouve trop chrétien pour lui trouver un autre équivalent). Mais ne suis-je déjà pas modelé par ce jeu ancien ? N’existe-t-il pas un risque de se couper d’une
source majeure d’inspiration ? A tester je dirai. De toute façon travailler sur un système symbolique personnel n’est jamais un temps perdu et rien ne m’empêche de revenir à mon jeu de
Marseille. Je finirai ce soir par cet extrait de Seligmann : "Les figures du tarots sont stéréotypées, mais ce qu'elles suggèrent est un mouvement incessant. Elles n'expriment pas une doctrine
établies (...). Au contraire, elles nous libèrent de tels liens."
Tarot de Nicolas Bodet (1743-1751)
Je ne résiste pas à vous montrer la dernière éclot de mon jardin. Je l'avais achetée l'an dernier, elle faisait à peine 20 cm et n'avait aucune fleur mais promettait des fleurs noires!! Je ne
croyais pas cela vraiment possible mais j'ai tout de même craqué. Et la revoilà cette année, 1m50 de haut et ses premières fleurs :
N'est-elle pas belle?
Que la sorcière qui n’a jamais été à la bourre un soir de Sabbat lève le doigt ? Ah ?! Je suis vraiment la seule à souffrir de désorganisation chronique ? Hier soir donc, j’étais particulièrement en retard pour le Sabbat. Je sais qu’au fond nous n’avons pas besoin de grand-chose pour pratiquer et honorer la Déesse et le Dieu ; sinon de concentration, de volonté et d’une pincée d’imagination. Mais tout de même ; j’aime également le fait de préparer des petits plats, de décorer l’autel en fonction de la saison, d’avoir un appartement propre et bien rangé pour le jour de la cérémonie… J’ai donc ouvert ma bible culinaire (à savoir « marmiton.org ») pour trouver une recette facile, rapide à réaliser, avec ce que j’ai sous la patte, qui cuisent en moins d’une demi heure et qui soit savoureuse ! Et hop, j’ai adapté une recette de petits sablés. C’est simple et délicieux.
Il vous faut pour une douzaine de biscuits :
250 gr de farine
2 jaunes d’œuf
120 gr de sucre
120 gr de beurre
Un peu de lait
Et des petites choses à mettre dedans…
Mélanger la farine, les jaunes d’œufs, et le sucre. Rajouter un peu de lait (la recette originale disait 2 cuillère à soupe, pour faire un mélange plus rapide j’en ai probablement mis 3-4). Ca donne une patte grumeleuse et sableuse à laquelle il faut rajouter le beurre (sorti plus ou moins à l’avance en fonction de la température). Et là ma partie préféré : on patouille la pate et le beurre (j’adore avoir les mains dans les plats) jusqu’à obtenir un mélange homogène. Ensuite vous pouvez séparer en plusieurs petites boules de pate à laquelle on incorpore selon l’humeur (ou le Sabbat)…
Des essences (citron, vanille), ou de l’eau de rose, de la fleur d’oranger (pour ces deux derniers il faut rajouter un peu plus de farine pour que la pate ne soit pas trop humide), ou encore des épices (cannelle, gingembre, safran,…), de la poudre d’amande, de noisette, de noix, de cacao, des copeaux de noix de coco… C’est donc une recette qui se prête à toutes les saisons (perso pour Litha, çà a été citron, vanille, l’eau de rose, cannelle – plus parce que j’en raffole plus que parce que c’est approprié- ou noix de coco).
Enfournez à 200°C (ou un peu plus), pendant 20 mn, et hop, c’est prêt. Il n’y a plus qu’à les laissez refroidir pendant la cérémonie et les
prendre pour la petite fête. (dessin)
Joyeuse fête de Litha!
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