Eh oui, c'est nous, Sarhäne et Séléane...

Nous créons ce blog pour partager un peu de notre quotidien magique.

Bienvenue à toi que la curiosité mène ici.

Ad-elfiquement

Les sorcelleuses

Dimanche 9 mars 2008
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Le mois dernier, j’ai passé deux jours dans le Tarn. J’y ai découvert quelques jolies bourgades médiévales. Je vous en ferai découvrir quelques images choisies d’ici peu. Mais le lieu qui a les plus aiguisé mon instinct de chasseuse de mégalithes est Vaour.

Ce village est avant tout connu pour les ruines de son ancienne commanderie templière qui en effet valent le détour.

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En voici un petit historique :

" Vers 1140 Waldemar de Penne et ses chevaliers accordèrent pour le salut de leur âme à Pierre Humbert Prieur le droit de créer maison à Vaour en lui donnant un vaste domaine. L’ordre était auparavant établit dans le Combe des Albi en amont de Montricoux.

Vers 1160 les templiers cherchèrent un site pour implanter une commanderie, ils choisirent une bûté de grès stérile dominant largement la campagne environnante.

Cette " Maison ", ainsi que l’appelaient les templiers, n’était pas un château fort comme le veut la tradition locale, et ses murs n’auraient résisté à une attaque en règle. C’était un centre administratif et agricole. Peu de chevaliers résidaient à Vaour, une dizaine environ, les autres se trouvaient dans les dépendances alentour. "

 

Mais, me direz-vous, aucun mégalithe à l’horizon !

 

Eh bien si : on s’est longtemps demandé pourquoi les templiers étaient allés construire sur " une bûte de grès stérile ". Jusqu’à ce qu’on découvre, en 1970, une dalle à rigoles.

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En effet, les templiers avaient découvert que ce site dominant avait été, plusieurs millénaires avant, une bûte sacrée, siège de ce qui semble être un culte de l’eau. Là, mille ou deux milles ans avant JC, des hommes auraient cru aux vertus médicinales des eaux médicinales de ce lieu et y auraient pratiqué leurs rites. Les Templiers croyaient aux sites privilégiés. C’est pourquoi ils décidèrent que là serait élevée leur commanderie.

par séléane publié dans : maraudages
Mercredi 5 mars 2008
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Ca y est, depuis maintenant un peu plus d'un mois, le jardin commence à reprendre vie!

En janvier déjà, quelques petites flammes colorées apparaissaient dans la grisaille de l'hiver et c'est maintenant presque le printemps...

Ces apparitions m’ont donné l’envie de retrouver ou trouver les légendes et mythes qui y sont attachés, je me suis alors rendue compte que beaucoup venaient de Grèce et mettaient en scène la mort de jeunes hommes. Le sang donne naissance aux fleurs ? En voici quelques uns.

Le petit premier : le Perce neige

Autrefois dans une lutte avec la sorcière Hiver, qui ne voulait pas céder la place, la belle fée Printemps se coupa au doigt et quelques gouttes de sang tombèrent sur la neige qui fondit. Aussitôt poussa à la place un perce-neige et de cette façon le printemps l'emporta sur l'hiver.

La légende rapportée par une enfant d'une école roumaine :
"Quand Dieu fit tout ce qui est maintenant sur la terre il l'embelli avec toutes sortes de belles fleurs. Lorsqu'il créa la neige il lui dit de se procurer une couleur. Alors la neige alla vers l'herbe lui demander de lui donner un peu de sa couleur mais l'herbe refusa. Alors la neige alla vers la rose et lui demanda de lui donner un peu de sa belle couleur, puis elle demanda à la violette de lui prêter un peu de sa couleur, puis elle demanda au tournesol de lui donner un peu de son or mais toutes ces fleurs écoutaient sa prière et finalement s'en retournaient. D'une triste humeur la neige arriva au perce-neige et lui dit : " Personne ne veut me donner sa couleur, toutes les fleurs me renvoient ". Le perce-neige fut touché par le sort de la neige et répondit : " Si tu aime ma couleur je la partagerai volontiers avec toi. " La neige reçu le cadeau du perce-neige avec plaisir. Depuis lors la neige est de couleur blanche comme le perce-neige. En remerciement la neige permet à cette fleur, le perce-neige, d'être la première à passer la tête hors de la neige quand vient le printemps."

 

Est ensuite sorti l’Iris

Le mot " iris " est un emprunt médiéval au latin iris, iridis, lui-même emprunté au grec Iris, Iridos désignant la messagère des dieux, personnification de l'arc-en-ciel. Le terme a d'ailleurs longtemps été employé pour désigner l'arc-en-ciel. On le trouve associé à la fleur à partir du XIIIe siècle, en raison de la coloration de ses pétales, aux reflets irisés..

Le nom d'Iris est dans la mythologie grecque celui de la fille de l'Océanide Electre et du Titan Thaumas. Elle était la messagère des dieux. Lorsqu'elle partait en mission elle portait une écharpe aux sept couleurs de l'arc-en-ciel. Elle était plus particulièrement attachée à Héra, épouse et sœur de Zeus. Selon la légende, Iris embaumait de son parfum Héra lorsque cette dernière revenait des Enfers. Iris symbolisait le lien qui unit la terre au ciel.

Puis le crocus a pointé le bout de ses pétales

Encore dans la mythologie Grecque, Crocus était un jeune homme très beau et ami du Dieu Hermès. Un jour les 2 amis jouèrent ensemble et Hermès blessa Crocus à la tête, 3 gouttes de sang coulèrent de la plaie et tombèrent dans les stigmates d'une petite fleur et la légende dit qu' ainsi le nom de Crocus fut donné à cette petite fleur. 

La jacinthe a suivi de peu

La jacinthe est une autre fleur que la mythologie grecque fait naître de la mort tragique d'un bel et jeune garçon. Dans la version la plus commune du mythe, Hyacinthe est le plus jeune fils du roi d' Amyclées, Amyclas (ou du roi de Sparte, Œbale). Il était le plus cher compagnon d'Apollon. Un jour, alors qu'ils jouaient ensemble aux palets, celui du Dieu du soleil dépassa le but qu'il visait. Hyacinthe essaya de le rattraper, mais le projectile l'atteignit au front. La blessure était si affreuse que Hyacinthe en mourut. Apollon pleura amèrement la mort de son tendre ami. Il fit alors naître du sang de Hyacinthe une magnifique fleur pour perpétuer à jamais le nom de Jacinthe. Les pétales de la fleur portent l'initiale du jeune homme, Υ ou, selon la version, le mot ΑΙ, cri de lamentation d'Apollon.

 

Et enfin très en avance : l'Anémone 

Toujours dans la mythologie grecque Adonis symbolise la mort et le renouveau de la nature. Il était aimé à la fois d'Aphrodite, déesse de l'amour et de Perséphone, reine des morts. Afin d'apaiser la rivalité entre les deux déesses, Zeus (Roi des Dieux) décida qu'Adonis passerait l'automne et l'hiver avec Perséphone et le printemps et l'été avec Aphrodite. Au cours d'une partie de chasse, Adonis fut tué par un sanglier. Les gouttes de son sang empourprèrent la terre, et des anémones en jaillirent. Chaque année les jeunes filles de Grèce pleuraient sa perte et chaque année elles se réjouissaient lorsque renaissait sa fleur: l'anémone pourprée.

Certaines plantes aromatiques ont elles traversé l’hiver :

La sauge, le thym, le laurier et le romarin.

 

 

Mardi 4 mars 2008

undefinedVoici le printemps qui revient. Les pousses verdissent dans les jardins, le ciel commence à se dégager (enfin, presque) et surtout, les jours s’allongent. Fini la photo-dépression!

Pour illustrer l’alternance des saisons, nous nous référons souvent au mythe grec de Déméter, mère possessive et déesse de la Nature, qui partage sa fille, la belle Perséphone, avec Hadès.

Nous avons dégoté un autre mythe, qui se déroule cette fois ci dans la lointaine Babylone. Une occasion de parler d’une Déesse de la fertilité : Ishtar. Ishtar est la Déesse de l’amour physique, de la fécondité et de la guerre. C’est elle que l’on retrouvera plus tard dans les traits d’Astarté puis de Vénus. Le temple d’Ishtar s’élevait à Erech, que l’on nommait alors « la citée des courtisanes sacrées ». Loin de l’image lascive et soumise, Ishtar est impitoyable, capable de colères féroces, allant jusqu’à tuer ses amants.

ishtar_SelinaFenech_300.gifAinsi, Ishtar descend aux Enfers, le domaine de sa sœur, Ereshkigal.

Certains disent que c’est pour aller chercher Tammuz, qui règne sur la végétation. Pour d’autres, c’est amalgamer Ishtar et sa version Sumérienne, Inanna. Nous raconterons peut être plus tard les histoires de triangle amoureux entre Inanna, son mari, un berger répondant au nom de Dummuzi et son amant, Tammuz. N’étant pas spécialiste, je ne statuerai pas sur les motivations de la Déesse.   

Quoi qu’il en soit, Ishtar se trouve face aux portes des Enfers et ordonne à son gardien de lui en ouvrir l’accès. Le gardien prévient sa maîtresse et finalement accompagne Ishtar. A chaque porte, il la démet d’un de ces atours : couronne, boucles d’oreilles, collier de perle, ornements de poitrine, ceinture de pierres fines, bracelets de poignets et de chevilles… jusqu’à ses vêtements intimes. A chaque fois elle demande « Gardien, pourquoi emportes tu cette parure ? » et il lui répond « Entrez Madame, tel est la règle posée par la Reine des Enfers ». A la septième porte, elle est nue. Cet épisode pourrait être à l’origine de la danse des 7 voiles.

Nue, Ishtar parvient enfin au pays sans retour. C’est là qu’Ereshkigal envoi un serviteur pour la faire prisonnière et lui jeter 60 maladies, pour la faire mourir. On retrouve le combat sans trêve entre la Déesse de la Vie et celle de la Mort. Quand Ishtar belle et orgueilleuse, empiète sur le territoire de sa sœur, elle en est paye les conséquences : elle est démise de tous ses biens atours qui la protégeaient puis elle perd la vie.

Mais Ishtar morte, tout périclite sur Terre, plus de reproduction.

ishtar.jpg« Et depuis qu'elle est ainsi partie
Au Pays-sans-retour,
Voici que nul taureau ne monte plus de vache,
Nul baudet ne féconde plus d'ânesse,
Nul homme n'engrosse plus de femme, à son gré :
Chacun dort seul en sa chambre,
Et chacune s'en va coucher à part! »

Les autres Dieux ne peuvent pas laisser faire çà. Ea, le roi des Dieux, envoi aux Enfers un bel eunuque Asu-shu-namir. Ce dernier séduit Erehskigal et parvient à ressusciter Ishtar. Elle remonte donc du pays sans retour, récupérant à chaque porte ses ornements et la vie revient sur Terre. Cette histoire trouve peut être plus sa place à Beltaine, mais ce mythe peut s’associer au retour de la nature opulente…

Dessin de Sélina Fenech
Dimanche 2 mars 2008
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undefinedDepuis ma rencontre avec Vajratara au musée de Boston, je me ressens comme une accointance avec l’Inde. Jusque là, je n’avais jamais été attirée par le kitch prononcé des tableaux hindis et pour ces Dieux vêtus d’ossements humains à la langue démesurée. Mais me voilà accrochée -et bien même- au sourire énigmatique de la Déesse. Bon, commençons par faire connaissance avec la famille : le Dieux primordiaux, les triades, les sœurs, les cousins, les tantes, les deuxièmes épouses, les héros … et plutôt que de m’attaquer d’emblée à une étude universitaire en 10 tomes, je cherchais un petit bouquin digeste pour une première approche –genre "les religions et mythes hindouistes pour les nuls"-.

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Je tombe sur « Promenade avec les Dieux de l’Inde » de Catherine Clément. Ces textes reprennent une série d’émissions diffusées sur France Culture en 2004.
Si l’écriture est agréable et vivante, il est difficile de s’y retrouver. On raconte un petit bout de l'histoire ici, on la reprend 20 pages plus tard, tout en précisant qu’on reparlera d’où tout ceci a commencé ben… euh… ailleurs. Bref, on ne lit pas un livre comme on suit une émission radio et il manque des raccords pour le passage à la version littéraire, à mon sens. Du coup, il faut prendre le partie de se laisser bercer par l’ambiance générale des récits, sans espérer s’y retrouver. On y aborde le Mahabharata, le Ramayana et les contes du vampire, plus d’autres histoires très connues en Inde. Le tout s’émaille d’anecdotes vécues par l’auteure ; elles permettent d’entrevoir un monde complètement différent, où la mort devient légère, où le fou est un sage, où un Christ côtoie Vishnou sur un autel. Il faut dire que la mythologie indienne et ces 30 millions de Dieux ne permettent pas de brosser un tableau simple, clair et concis. En résumé, sympathique mais sans plus. Au final, j’ai l’impression d’avoir en tête une succession de petites histoires éparpillées mais sans avoir beaucoup avancée.        

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En haut, la belle Vajratara, pour ceux qui veulent un article du blog lui est dédié
A gauche
, le Dieu Shiva, avec la déesse Ganga, le gange, prisonnière de son chignon. Un ascète est en train de le prier. On reconnait son trident et un cobra orne son cou.
A droite, le couple Vishnou et Shakti, eux aussi reposant sur et entourés de cobras.

En bas
, un temple de Brihadisvara à Thanjavur, dédié à Shiva
Dimanche 24 février 2008
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Dernière découverte :

Un ami m’a offert pour Yule « Les Déesses, cartes de connaissance ». Tout abord, je me laisse charmer par la douceur des illustrations de Susan Eleanor Boulet. Puis nous partons à la rencontre de 48 Déesses du monde entier : non seulement les Déesses Celtes ou Grecques qui croisent souvent notre chemin, mais aussi nous découvrons la triste histoire de la belle Sedna, Déesse Inuit ; ou encore la Sumérienne Inanna, qui protège la végétation et règne sur le ciel. La carte livre une partie de l’histoire de ces divinités, mères, protectrices, guerrière, nourricière, vengeresse… Elle se finit sur une phrase d’ouverture pour des interprétations divinatoires. Très agréable donc, même si je ne sais pas encore comment je vais me les approprier pour d’éventuels tirages.

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Voici un lien direct vers la maison d’édition, qui vous les découvrir une par une :
http://www.jardinsoleil.com/cartes/cdeesses.php

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