Eh oui, c'est nous, Sarhäne et Séléane...

Nous créons ce blog pour partager un peu de notre quotidien magique.

Bienvenue à toi que la curiosité mène ici.

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Les sorcelleuses

Samedi 31 mars 2007

Un de mes problèmes au début fut d’accepter l’imagination comme une sorte de guide.

Question : comment puis je savoir si ce que je perçois n’est du qu’à mon imagination ou si cela est lié à un effet magique tangible? Réponse : Et alors ?

Je peux considérer l’imagination est une sorte d’interface fertile entre le ou les mondes et nos moyens de compréhension, une projection vers le possible et le merveilleux. Si je la laisse s’exprimer, elle ouvrira les portes de mon inconscient et d’exploration en moi même. Cela revient à la notion de lâcher prise. Nous avons tendance à abandonner l’imagination aux enfants et aux artistes, nous murant dans un monde de maîtrise et de raison. Nous appauvrissons l’univers en ne lui prêtant que des dimensions " évaluables ". Mais nos moyens de mesures sont dérisoires. L’imagination permet de franchir les limites du politiquement correct et de créer une vision qui nous correspond intrinsèquement, elle nous ouvre des perspectives nouvelles.

Vendredi 30 mars 2007

Le terme de Taiji juan peut se traduire par " Boxe avec l’ombre " car en effet, on a l’impression que le pratiquant boxe avec des ombres.

Beaucoup le voient comme une gymnastique douce une sorte de yoga en mouvement mais c’est en fait un art martial. Cela pour 3 raisons : il est issu des arts martiaux (chaque mouvement est en fait un mouvement martial : tirés, pressés, coups de poing, pied…), il servait aux guerriers à renforcer leur corps pour mieux combattre et il existe encore des formes avec armes (poignard, épée, sabre, bâton, éventail,…) et de combats à deux.

C’est un art martial interne ce qui veut dire que la force utilisée ne vient pas des muscles mais d’une énergie plus profonde (le jing) La base est donc la décontraction puis l’enracinement dans le sol : l’énergie d’un coup ou d’une parade part du pied pour passer par de Tan tien inférieur (à peu près le chakra sexuel) et se diriger vers le dos, l’épaule et enfin la main. Le membre, entièrement décontracté agit alors comme un fouet.

J’ai trouvé sur un site d’une école de Montréal un résumé que j’aime bien :

- Les pieds enracinent,
- Les jambes développent la force,
- La taille (hanches et bassin) la dirige et l'oriente,
- Les mains l'expriment.
- Le regard est aussi très important, c'est l'intention...

Vendredi 30 mars 2007

Je pratique depuis maintenant 2 ans et demi le Taï Chi. J’y suis arrivée par hasard : envie de découvrir une nouvelle façon de me dépenser. Je suis alors entrée dans la première école que j’ai trouvée. Le " Maître " (un occidental) m’a beaucoup plu, tant dans sa façon de pratiquer (très féline) que dans sa façon d’enseigner : il montre beaucoup mais explicite aussi quelques principes (de plus en plus quand on avance dans la pratique) . Par acquis de conscience je suis allée faire un autre essai dans un " grand dojo ". Et j’ai appris à mes dépends qu’il peut y avoir bien des façons de pratiquer : l’ambiance y était très différente, un disciple du " Grand maître "(le disciple occidental aussi mais le "grand maître" oriental) nous a fait ce premier " cours ", en fait il s’est mis en face de nous (enfin dos à nous) et nous a demandé de l’imiter.

Je suis retournée à mon premier coup de cœur. Les débuts ont tout de même été assez fastidieux et physiques (il faut apprendre des postures et des mouvements de base) puis peu à peu j’ai commencé (avec l’aide de mes deux maîtres consécutifs) à me pencher sur l’énergétique qui se cachait derrière tout ça et cette pratique est devenue de plus en plus intéressante.

L'image est un petit clin d'oeil aux noms très imagés de deux postures du Tai Chi Chuan : "La grue déploie ses ailes" et "le serpent qui rampe"

Jeudi 29 mars 2007

Tout être normalement constitué doute. Dans l’ensemble, c’est plutôt une bonne chose. La remise en question est même salutaire dans la plupart des cas. Mais le doute permanent est un frein solide à la pratique éso. Nous pouvons tourner autour d’elle pendant des lustres, l’étudier sous toutes les coutures et suivre toutes les conférences sur le sujet à la Sorbonne, si on doute mieux vaut se contenter d’étudier le folklore de manière universitaire. Le manque de foi permanent traduit le scepticisme et/ou la peur.

Premièrement, nous devons avoir foi en nous même. Je ne parle pas ici de l’autosatisfaction. Nous devons garder à l’esprit que nous sommes faillibles. Mais au moment de passer à l’acte, le doute entraîne l’échec. Avoir la foi en ce que nous croyons, quoi que ce puisse être, un barbu en blanc, le cornue et la déesse mère, le grand schtrouf… mais avant tout en la magie. Mettre en doute l’existence de la magie nous entraîne dans une dynamique de rejet de ces effets. Nous pouvons toujours nous planquer derrière la coïncidence. Nous sommes ici dans une optique pratique. Nous pouvons nous demander éternellement si nous ne sommes pas fous mais cela ne nous fera pas avancer pour autant. Il existe un moment ou il fait " se jeter à l’eau ", accepter ce qui s’ouvre à nos yeux et le prendre pour ce qu’il est : une autre façon d’envisager le monde. Pas forcément meilleure, mais pas forcément pire.

Mercredi 28 mars 2007

 
La littérature magique (Papus, Donato, Sentier…) fourmille d’indications dans ce sens. L’affermissement de la Volonté peut passer par une astreinte à l’étude, une modification de l’hygiène de vie, des exercices à pratiquer de façon quotidienne et soutenue…

Si on résume un peu brutalement : la magie n’est pas un domaine que l’on possède parfaitement un jour, ces arcanes ont souvent tendances en plus à nous filer entre les doigts et qui s’y frotte s’y pique… comme dit l’autre. Sachant cela, a t on toujours envie de s’y lancer ? Si j’en reviens à ma propre expérience, après des débuts sur des chapeaux de roue (tout marche, c’est super, je suis trop forte), on passe par des mois de creux de vagues et de stérilité. Rien n’est plus frustrant que de chercher un bouquin qui n’est plus édité, de vouloir échanger et de ne trouver personne, faire du sur place. C’est pareil partout ! Mais particulièrement dans le monde ésotérique, où la littérature est criptée quand elle n’est pas farcie d’âneries ou plus simplement partie en fumée, où les ego prennent des dimensions babeliennes, où aucunes références ne se distinguent. C’est un travail de fourmis de rassembler des connaissances, penché au dessus de textes abscons, à trier les informations valables des délires schizophrènes, celui d’un papillon d’être à l’écoute de ce qui nous entoure et de revenir sans cesse à ce que l’on croyait acquis. On passe par maintes frustrations quotidiennes et découragements.

La volonté est un rempart contre la dissolution. Percer les arcanes magiques demande au sorcier une volonté de fer et il en est de même pour conduire un rituel à son but. La Volonté permet d’affronter sa peur face à des événements qui nous échappent et à nous même, et à franchir nos propres limites. Enfin, c’est la Volonté qui permet de tenir le cap et de rester fidèle à nos principes. Sans elle, l’ésotériste s’effondre au premier obstacle. Rien ne sert alors de soulever les premiers voiles de ce monde.

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