
Le livre était tout en haut d’une
étagère et il fallut une chaise et quelques acrobaties pour le récupérer. C’est comme çà que j’acquis « Les Esprits et les Morts, Croyances Médiévales » et que je fis connaissance avec
cet auteur. Claude Lecouteux et Phillipe Marc rassemblent, traduisent et commentent des textes latins du Moyen-Age. En ces temps, les
fées, les sorcières, les lamies, les dracs, les stryges se croisaient au détour du chemin, les chevaliers se battaient contre les démons, les Saints se confondaient avec les héros de l’antiquité
germanique. Ce qui m’avait particulièrement enthousiasmée dans cette première lecture fut la façon remarquable dont les auteurs grattent le vernis chrétien de ces textes et font réapparaitre les
légendes païennes originales. Depuis j’ai lu avec le même plaisir « Mondes parallèles, Univers des croyances du Moyen Age ».
Claude Lecouteux a écrit et traduit plus d’une trentaine d’ouvrages et d’études sur les thèmes des maisons hantées, des Loups Garou ou sur les sorcières. Universitaire, ces axes de recherches tournent essentiellement autour de la mythologie populaire, des croyances entourant la Mort et les défuns, les mythes et les légendes du moyen-âge germanique et ... la Magie. Pour ceux qui sont fasciné par les mythes qui entourent les créatures fantastiques et la Mort, je conseille chaleureusement ces lectures.
Parmi toutes les petites revenantes, une de mes préférées est la menthe.

En cuisine :
Elle est délicieuse dans nos plats : nems, taboulé, soupes glacées, salades, desserts au chocolat…et dans nos digestifs.
Sauce à la menthe : (idéale pour l’agneau, passe très bien avec du bœuf, de la volaille, des œufs ou des
légumes)
Ecraser 100g de menthe dans un mortier avec 45g de sucre. Mettre dans une casserole 1/8ème de litre de vinaigre, 6c. à soue d’eau, 2c à café de jus de
citron et 45g de sucre ; porter à ébullition et laisser bouillir jusqu’à ce que le mélange soit translucide, ajouter la menthe, saler et laisser refroidir.
En phytothérapie :
On dit tout d’abord que la menthe est à proscrire quand on prend un traitement homéopathique ou en association avec d’autres plantes, elle en atténuerait fortement les effets. J’ai lu à ce sujet
que ce n’est pas exactement vrai, il suffit de ne pas prendre les deux en même temps mais à différents moments de la journée. A vous de voir selon vos sensations…
La menthe peut se consommer en infusions ou sous forme d’huile essentielle (pas pour les enfants de moins de 5ans).
Elles est utile pour
assainir l’haleine.
Elle permet de rester éveiller en voiture si vous en mettez sur un mouchoir que vous glissez dans la
ventilation.
Elle lutte contre la fatigue nerveuse et les maux de tête. (appliquer de l’huile sur les tempes et/ou buvez une
infusion)
Pour les vomissements, les nausées et les maux d’estomac, mangez un sucre ou un morceau demie de pain imprégnés d’une goutte
d’huile.
Elle élève la tension artérielle et stimule le système immunitaire.
C’est aussi un bon tonique général et
sexuel.
Quelques légendes tirées de " L’esprit des fleurs " de Hélène Dubois-Aubin.

Commençons par la Grèce : " Pour les grecs, l’odeur sublime et enivrante de cette plante ne pouvait provenir que d’un être divin : alors qu’elle se promenait dans une prairie
tapissée de fleurs sauvages, la nymphe Mintha fut remarquée par Hadès qui en tomba éperdument amoureux. Perséphone, épouse du dieu des Enfers, se chargea de faire disparaître cette rivale parmi
les autres plantes. Hadès ne put s’opposer à la métamorphose de sa favorite, mais il eut le temps de la doter d’un parfum sensuel, capable d’envoûter le cœur des
hommes. "
Et, une fois n’est pas coutume, une petite histoire chrétienne, pas très gentille avec notre ami la menthe : " Accusée d’avoir trahi l’enfant Jésus et sa mère Marie lors de la fuite en
Egypte, elle fut dénoncée comme une plante chargée de vices : alors que la Sainte Famille se blottissait près d’un gerbier pour se protéger du regard des envoyés d’Hérode, la menthe poussant
à proximité écarta ses branches et désigna la cachette aux assassins. La sauge voisine et le genévrier, rabattant leurs feuillages, s’empressèrent de recouvrir la trace des fuyards et
détournèrent les soldats de leur chemin. "

Origine de l'image : joelm.hautetfort.com/.../05/18/les-paysans.html
Avril et Mai :
Le grand toilettage du jardin a commencé : tailler, désherber, retourner la terre du jardin potager et enfin semer et planter les légumes. Nous avons terminé tout ça il y a 15 jours. Les radis ont commencé à pousser par contre la salade et les poireaux se sont fait dévorer par les limaces et les escargots avant même d’avoir poussé :-S
Je n’ai aucune envie de mettre un produit chimique dans mon jardin alors je vais essayer une méthode " naturelle " dont j’ai entendu parler : enterrer un récipient rempli de bière. Il paraît qu’ils adorent ça et viennent s’y noyer ? !
Du côté des parterres et du jardin aromatique, presque pas de nouvelles plantations : toutes les plantes de l’an derniers sont au rendez-vous sauf une : le basilic (on est obligé de le ressemer ou le replanter tous les ans).
Dans les surprises agréables, notre pelouse est parsemée d’orchidées abeilles, trop mignonnes !
Encore un petit mot sur la Déesse
babylonienne. Pour celles et ceux qui en ont la possibilité et l'envie, on en retrouve un bas relief absolument fascinant, dans l'exposition « Babylone, mythe et
réalité » (jusqu'à début juin au Louvre). Cette représentation, « Ishtar, la Reine de la Nuit », se trouve normalement exposée au British Museum. Je suis restée plusieurs
minutes sans voix à l'admirer : la plénitude de ces formes, la finesse de ces traits, et surtout tous les détails de cette mise en scène.
Le bas relief date aux environs de 1800-1750 avant notre aire. La Déesse mésopotamienne tient dans chaque main une tige et un anneau, symbole de sa divinité. Ces ailes sont tournées vers le bas, indiquant qu'il s'agit d'une divinité de l'inframonde. Ses mollets et ses pieds sont ceux d'un oiseau de proie, semblables aux pattes des deux hiboux qui l'encadrent (encore en référence au Monde de la Nuit). Elle repose sur ce qui me semble être des Lions. Le fond de la plaque devait à l'origine être peint en noir, indiquant qu'elle règne sur la Nuit.
Enfin, les spécialistes n'ont apparemment pas tranché complètement : s'agit-il d'un aspect d'Ishtar, la Déesse de l'Amour et de la Guerre ; ou peut être de sa sœur et rivale Ereshkigal, Reine du royaume des morts ; ou même de Lilitu (qui donnera Lilith), un démon du vent et de la tempête, qui pouvait amener maladie, souffrance et mort (source : site du British Museum, très librement traduit et adapté).


J'ai découvert récemment cette tisane vraiment efficace contre les maux d'estomac :
Pour 100g de mélange prêt à infuser, associez 30g de basilic, 30g de fleurs et feuilles de marjolaine avec 40g de fleurs de robinier ou faux accacia.
Quand les brûlures se font sentir, faites infuser une petite quantité de ce mélange pendant 15 min et buvez-en 3 tasses par jour après le repas jusqu'à ce qu'elles disparaissent.



