Eh oui, c'est nous, Sarhäne et Séléane...

Nous créons ce blog pour partager un peu de notre quotidien magique.

Bienvenue à toi que la curiosité mène ici.

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Les sorcelleuses

Samedi 30 juin 2007

Voici une méditation visuellement et spirituellement très réussie. Une amie l’a tirée d’un livre de Starhawk et guidé l’exercice pour Litha. J’en profite pour l’en remercier ici une nouvelle fois. C’est encore plus intéressant quand l’assemblée est nombreuse.

Le but en est de se fondre dans la Toile de Vie, de se situer soi-même comme un élément de cette toile.

Elle ne nécessite que des pelotes de laine, une par personne. Ensuite vous pouvez user de bougies, d’encens,… à l’envie. Un autre avantage, même s’il est toujours plus agréable de pratiquer en Nature, cet exercice peut se réaliser en intérieur.
 
Une fois le cercle tracé, les éléments et les divinités invités, disposez vous en cercle. Chacun des participants noue une extrémité du fil autour de sa taille, puis se passe de l’un à l’autre de manière aléatoire la pelote en la débobinant. A chaque fois que l’on reçoit une pelote, on s’enroule un tour de plus. L’ensemble finit par former une large toile irrégulière de couleurs variées.

Chacun ferme alors les yeux et projette son énergie vers les fils. Voici le voyage, que je vais essayer de retranscrire fidèlement :

« Imaginez que vous êtes un bourgeon. La sève monte lentement à travers les branchages, l’inonde et la feuille se déploie, s’étale, se défripe. Elle se gorge de soleil. Elle sent la pluie glisser sur elle, le vent la frôler… Un temps infini se passe. Puis le temps se refroidit. La sève se retire et la feuille perd sa couleur, se dessèche. Enfin, la base du pétiole se rompt. Elle tombe, tourne et tourbillonne, jusqu’à se poser sur le sol. C’est la fin d’une forme, mais pas la fin du cycle… Le sol est plein de vie lui aussi. Sentez tous les micro-organismes vous grignoter petit à petit, la décomposition, la pourriture. Et l’humus se fond dans la terre, chaque atome se détache et se glisse dans les sous sol, au plus profond. Imaginez-vous cette lente descente dans les profondeurs de la Terre. Mais ce n’est toujours pas finit. Les atomes rejoignent les roches en subduction. Puis après un infini de remous et se temps, la roche remonte jusqu’à la surface et s’érode. Le vent en emporte les particules et les dépose à nouveau. Un verre de terre vient à l’avaler, l’atome transite dans son ventre et en ressort. Il se mêle à la boue. Enfin, l’atome est happé par une racine. Elle se mêle à la sève, grimpe par le réseau et se glisse dans un bourgeon tout neuf. »

Pendant tout ce temps, sentez les mouvements imprimés à la toile, par les mains, le buste, et l’énergie partagée par les fils. Nous participons tous à ce même réseau, à toutes ces formes. Cet exercice vise à prendre conscience de ces passages (même si cette description méditative est plus poétique que valide d’un point de vue géologique).

Sortir des liens et des nœuds se révèle assez acrobatique. Ensuite, faites les offrandes et libations, remerciez les lieux et les divinités.   

Personnellement, je pense que tissage de base peut servir de support à beaucoup de rituel de groupe. En particulier, je songe à une invocation à Aradia.

image Briard

Mercredi 27 juin 2007
Fermez les yeux un instant (ah non zut, vous ne pourriez pas lire)… euh bon, alors imaginez : une cuisine grande et claire, le fumet d’un plat qui mijote, des bougies sur la table, une grande brassée d’herbes, une collection de bocaux sur une étagère contenant plantes, encens et poudres, et pas toujours étiquetés de manière orthodoxe. Nous voilà au cœur de l’univers d’une Kitchen witch ! Rien à voir avec l’image habituelle de l’antre nauséabonde d’une verruqueuse et malfaisante créature.

 

Cette sorcière aime popotter et fabriquer toutes sortes de choses de ses mains : des gâteaux, des huiles, des herbiers, et pourquoi pas des enluminures, des instruments de musique comme des tambours de cérémonie ou des flutiaux… enfin, avec plus ou moins de succès dans mon cas. Elle est très attachée aux liens, non seulement familiaux mais aussi avec ses consœurs et surtout la Nature. Halte là, j’entends déjà les plus virulentes de féministes crier haro sur le baudet. Il n’y a rien de sexiste là dessous ! Je sais que la sorcellerie a largement été reprise et véhiculée dans les années 70 par les mouvements féministes et que nous leur devons beaucoup. La sorcière est l'archétype de la femme qui a le pouvoir, qui prend sa vie en main, qui mate les esprits, qui se joue des prêtres et du pouvoir phallocratique, qui assume sa sexualité et participe à l’univers entier par sa magie. Il y a tout cela chez la Kitchen Witch. Si elle est reine chez elle, çà ne l’empêche pas d’avoir aussi une vie sociale et professionnelle épanouie. Je vois dans son giron généreux les traditions qui se transmettent de mères en filles, le genre de secret qui se transmettent en pétrissant la pate du pain, en observant des choses infimes. La sorcière va mettre de la magie partout dans son foyer. Dans ses mains, la cuisine devient érotique ou curative ; dans sa bouche, les incantations à la Déesse rythment les saisons. Cet ensemble de gestes quotidiens est une façon de partager tout un tas de choses.    

Jeudi 21 juin 2007

Joyeuse Litha
Les sorcelleuses
par sarhane et séléane publié dans : les sorcelleuses
Mercredi 20 juin 2007

Le millepertuis est ma plante sorcière préférée. Est-ce sa forme de pentagramme ? Ou sa couleur solaire ? Ou encore ses nombreuses propriétés médicinales ? Ou simplement que je la trouve belle sur les rebords des chemins des Pyrénées ? Peu importe au fond. Cette plante est également appelée herbe de la Saint Jean, puisqu’elle est traditionnellement cueillie le 21 Juin, ou encore « chasse-diable », herbe aux fées, herbes aux mille vertus, trascalan, pertuisane, herbe aux brûlures, aux piqûres… En anglais, elle porte aussi le nom de Balm of warrior (baume du guerrier)!

Nous devrions parler des millepertuis, puisqu’il en existe environs 400 espèces dans le monde entier et forme le genre Hypericum. On les reconnaît à leurs feuilles opposées, non dentées, leurs fleurs jaunes composées de 5 pétales, 5 sépales et de nombreuses petites étamines. Elles poussent sur les bords des chemins, dans les bois et sur les abords des falaises, dans les coins légèrement humides et peuvent atteindre une hauteur de 60 cm. Son nom lui vient de l’impression de distinguer une multitude de petits trous, qui sont en réalité de petites glandes. 

Le millepertuis est vanté depuis l’antiquité pour ses vertus médicinales. On en récolte les sommités fleuries, que l’on fait sécher sur un linge. En particulier, la médecine s’intéresse à ses effets positifs sur les dépressions légères. Mais elle a pu également être indiquée pour luter contre la cystite, l’insomnie, l’hypotension, les bronchites, l’asthme, les terreurs nocturnes des enfants… d’où son nom d’herbe aux mille vertus ! Vous pouvez également en remplir une fiole (tiges, feuilles et fleurs), tassez bien les plantes et remplissez là d’huile (j’aime bien l’huile de pépin de raisins mais chacun ses gouts) et laissez là au soleil. Au bout d’un moment, elle prendra une belle teinte rouge. Cette huile est très efficace sur les coups, les bleus, les bosses, si elle est appliquée rapidement. Elle apaise très efficacement les brûlures et soigne les plaies. Bien entendu elle peut également trouver des usages magiques ! En infusion, on en utilise 15 à 30 gr. Peu utilisée en cuisine, on peut toutefois consommer ses feuilles adjointes à de la salade, ou ses fleurs sur des boissons fermentées.

Au confluent du jour et de la nuit, cette plante peut être employée dans des rituels de guérison. D’après F. Vernet (« Plantes médicinales et sorcellerie dans le midi »), elle éloigne les larves et les entités néfastes des maisons. C’est pour cela que Marie des Bois (« le Chaudron de Faërie ») conseille d’en porter sur soi, d’en accrocher aux poutres des maisons. Comble du bonheur, cette plante a des vertus aphrodisiaques (« dictionnaire de plantes aphrodisiaques », G. Mathieu ; « le Chaudron de Faërie », Marie des bois). L’huile essentielle contenu dans ces milles petites glandes permet de confectionner des huile de massage érotique, des vins (obtenus par la macération de 20 gr de plante entière ou de fleurs séchées dans un litre de vin blanc sec), ou des teintures mère à additionnée à des infusions. Elle ranime en douceur les ardeurs des bonnes gens. Enfin, elle conduirait au Pays des Fées, les soirs de Litha. 

 
Lundi 18 juin 2007

Magie

Cette période est propice à la magie (surtout amour, guérison, protection), le Pouvoir est intense.

Vous pouvez profiter de cette période pour réaffirmer vos vœux aux déités ou pour faire votre rituel de dédication.

Associé à l'élément du feu, ce sabbat souligne la journée la plus longue de l'année. Le temps est propice pour de la magie constructive, pour brûler symboliquement tout ce donc on veut se défaire : problèmes, inquiétudes, pour ensuite inviter les changements positifs dans nos vies et amener apaisement et guérison.

Le Dieu et la nature sont alors à l'apogée de leur force, il règne en seigneur de la forêt sur son trône de bois vert.

La terre toute entière nage dans la fertilité des Dieux.

Seulement si ce jour célèbre à la fois le soleil à son zénith, il rappelle son futur déclin, inévitable… Le Dieu du Chêne (Dieu de l'année qui croît) combat le Dieu du Houx (Dieu de l'année qui décroît), ce dernier va remporter la victoire et régner jusquà Yule. A partir de Litha les jours vont raccourcir.

Maintenant dans la force de l'âge le Dieu s'unit avec la Mère Créatrice dans une union si complète et si parfaite que le résultat de cette union se solvera par la mort. Pour cette union, il se sacrifie. Il poursuit la route céleste vers la marmite de Cerridwen afin de renaître à Yule.

La déesse se présente sous son aspect de mère : par son gros ventre, elle représente la vie et la fertilité. Nous célébrons la (re-)naissance, la vie, l'abondance issues de l'union des dieux, la générosité et la fertilité de la terre et nous l'en remercions.

Quelques suggestions pour fêter ce Sabbat :

C'est l'époque de l'année la plus prédisposée aux récoltes d'herbes magiques et médicinales. Coupez-les avec votre boline ou votre serpe, à la lumière de la Lune, en chantant des chants instinctifs appropriés aux utilisations que vous comptez faire des plantes. Laissez une offrande, un " cadeau venu du fond du cœur ", en remerciement, et tentez si possible de ne pas couper plus qu'un tiers de la plante afin que le reste puisse repousser en conservant sa vigueur. Essayez également de ne prélever qu'un tiers des racines si celles-ci sont nécessaires. Couper une branche ne devra se faire qu'à la jonction avec la tige ou le tronc. C'est une simple marque de respect envers la Nature. On peut prélever, mais pas tout saccager !

Petite " recette " pour réaliser très simplement une amulette protectrice à base de végétaux :

Le premier jour de Litha, avant le lever du soleil, rassemblez trois plantes parmi celles qui suivent : lavande, ortie, thym, camomille, lierre rampant, rue, herbe de Saint-Jean, consoude, armoise, verveine, œillet, pétales de roses, achillée, aspérule, plantain. Faîtes-les sécher. Pour cela, le meilleur moyen est de les suspendre la tête vers le bas.

Une fois qu’elles sont sèches (la durée de séchage varie selon les plantes, mais comptez en moyenne une bonne semaine), émiettez-les dans un petit sac de tissu ou de toile que vous fermerez avec du fil rouge. Portez cette amulette sur vous les jours où vous voudrez que la chance vous sourie ou qu’une protection vous soit accordée.

N’utilisez cette amulette que dans l’année suivant la fête de Litha au cours de laquelle vous l’avez fabriquée. Elle ne doit plus être utilisée après cette durée d’un an.

Lorsque vous estimez que vous n’en avez plus besoin, ou avant la prochaine fête de Litha, rendez à la nature le contenu du petit sac, soit en l’éparpillant au gré du vent, soit en le vidant dans un cours d’eau.

 

Selon certaines traditions, il est bon de choisir ce moment pour collecter l'eau magique qui sera utilisée pour l'autel domestique, et pour les sortilèges de l'année à venir. Prévoyez donc un certain nombre de bouteilles et cherchez l'endroit le plus approprié ( source, eau courant, rivière... ) en évitant toutefois les eaux stagnantes, pas particulièrement positives. A moins bien sûr que vous n'ayez quelques mauvais sorts en perspective... Recueillez-là dans un récipient de verre ou de porcelaine, évitez les contenants de métal. Ne déposez jamais le récipient à même le sol ou l'énergie se dispersera ; rangez le soigneusement en haut de votre placard à magie. L'eau que vous n'aurez pas utilisée au bout de six mois devra être rendue à la nature. Pour renforcer le pouvoir de votre eau magique, placez-y du corail. En aucun cas cette eau ne devra être bue !

C'est le moment de réaliser vos rêves et de rendre votre vie meilleure. Vous pouvez faire un symbole rituel de quelque chose de gênant qui freine votre épanouissement afin de le jeter dans le feu.

Ce soir là il est aussi d’usage de partager les fruits et légumes de la saison et les herbes que vous trouvez dans votre jardin (y compris à ceux qui n'ont pas de jardin !)

Cuisine

Fruits et légumes frais de saison, hydromel, bière, gâteau au miel, crème glacée à la rose, plateau de fromages, mangues, crème fouettée sur les fruits, vin rouge, fraises…

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