Eh oui, c'est nous, Sarhäne et Séléane...

Nous créons ce blog pour partager un peu de notre quotidien magique.

Bienvenue à toi que la curiosité mène ici.

Ad-elfiquement

Les sorcelleuses

Jeudi 30 août 2007

Encore un pont lancé entre la science et l’ésotérisme. Un article du monde (en lien) relate les expériences récemment menées par deux instituts indépendants de neurobiologie (Londres/Stockholm et Lausanne), sur l’extracorporalité (aussi décrit comme une « décorporalisation »). Ces résultats ont été p
ubliés dans Science, l’une des meilleures revues scientifiques internationales (en lien). Cette sensation de sortir de son corps, de flotter dans une pièce ou de se trouver dans un autre corps a été abondamment décrite dans la littérature médicale (migraine, épilepsie, tétanie, NDE…) et ésotérique. On peut interpréter ce passage de Lao Tseu dans le Dao De Jing (datant environs 600 ans avant notre ère), comme une de ces sorties hors du corps physique :

« Connaître le monde,
sans sortir par la porte.
Voir la voie du ciel,
sans l'épier par la fenêtre.
Sa sortie pénètre loin.
Sa connaissance pénètre peu de personnes.
C'est pourquoi l'homme sacré connaît sans se déplacer,
décrit sans avoir vu,
accomplit sans agir.»

De nombreuses descriptions du phénomène jalonnent les différents sites ésotériques de la toile, méditation, témoignages d’expériences psychédéliques et autres. Rien de sérieux à priori pour la communauté scientifique dans tout ce bazar vaguement nouillageux (lol). Et pourtant…

Dans l’expérience, le sujet porte des lunettes de réalité virtuelle reliées un système vidéo qui le filme sous un angle inhabituel (le sujet voit son propre) et décrit au bout de quelques minutes une sensation de détachement de son corps. Ce phénomène est accompagné d’une réponse émotionnelle (anxiété) montrant que ce percept est extrêmement réaliste. Ainsi, la perception de son propre espace corporel peut donc être complètement remaniée et le concept même de « soi » sortir de nos limites physiques.


Voilà peut être un début d’explication et dans tous un dialogue encourageant entre la Science et l’Esotérisme.

Photo: nébuleuse de la rosette

Vendredi 24 août 2007
3 ou 4 musées se disputent les faveurs des touristes de Salem, sur des thèmes aussi originaux que l'occulte, le mystère et la chasse aux sorcières. Nous avons optés pour « The Salem Witch Museum ». Une première partie de la visite relate l'histoire de Salem par des scènes de personnages en cire ? apparemment très prisés aux US dans les années 70 -. Très conventionnel mais le récit est informatif et concis. La suite du musée est, à mon avis, plus intéressante, même si cela reste caricatural. Trois tableaux illustrent l'évolution de la perception de la Sorcière à travers l'histoire. A l'âge Celte, en Europe, la guérisseuse. Elle connaît les simples et la Nature, par conséquent, elle est puissante et honorée. Puis vient la démonisation de la sorcière et de la femme, qui commença au moyen âge : elle apparaît verte et hideuse, perchée sur son balais, en créature néfaste nocturne. Mais les clichés ont la peau dures : cette image a longtemps été véhiculée dans les romans, les contes et plus récemment le cinéma (pensons à la marâtre de Blanche Neige sous son apparence édentée ou à la méchante sorcière de l'Ouest, en photo ci dessous, image tiré du film le magicien d'oz de V. Fleming, 1939). Le dernier tableau se voulait actuel. Un couple de cire se tient en tenue de cérémonie, dans un paysage de forêt. Ils portent capes, baguette, triskèle : ce sont des sorciers modernes, des Wiccans. Il est expliqué que ce sont des gens comme tout le monde, avec un travail, une vie sociale... Leur singularité est d'adorer la Nature, générallement sous la forme d'un principe féminin, la Déesse, et d'un principe masculin, le Dieu. Je me suis fait la réflexion qu'en France, la plupart des gens ignorent jusqu'à l'existence de la Wicca ou l'amalgame à des croyances qui n'ont rien à voir. Ici, les pick up arborent de autocollant « god bless america » et pourtant nos pratiques semblent connues et tolérées. Une dernière frise évoquait le mécanisme de la « chasse aux sorcières » : une peur + un déclencheur = désignation d'un bouc émissaire. Exemple : peur du diable + diagnostic erroné = procès en sorcellerie de Salem ; peur des espions infiltrés + pearl arbor = internement de japonais dans des camps sur le territoire américain ; le communisme + Mac Carty = emprisonnement des communistes... « La chasse aux sorcières » prend de multiples formes à travers l'histoire, elle prend racine dans la peur et le rejet de l'inconnu.   
   
Vendredi 24 août 2007

J’ai profité d’un petit tour outre Atlantique dans le Massachusetts pour me rendre à Salem (conté d’Essex). La ville a été fondée en 1626 par une communauté de pécheurs puis elle s’est rendue tristement célèbre pour « sa chasse aux sorcières », en 1692. Ironiquement, elles y pullulent, désormais. Nombres d’entre elles sont de toc et de plastique et le lieu se transforme en un parc d’attraction de la Sorcellerie. Pourtant, il semble qu’une (des) vraie(s) communauté(s) païenne(s) s’y soi(en)t installée(s), comme en témoigne le «Temple of the Nine Wells » sur la carte municipale. Bref, Salem, c'est la sorcellerie avec du bubble gum.























Jeudi 2 août 2007

Je vous parlais dans le texte sur Lammas de ces petites poupées que l’on tresse ce jour-là. Elles sont la représentation de Jean Grain d’Orge (John Barleycorn) dont le mystère est très bien illustré par la vieille chanson populaire " Jean Grain d’Orge  doit mourir ".

En voici la version de Robert Burns tout droit sortie de Magie du Nord de Nigel Pennick :

Il y avait trois rois à l’Est

Trois rois à la fois grands et éminents

Et ils avaient prêté un serment solennel

Jean Grain d’Orge devait mourir.

Ils prirent une charrue et le labourèrent,

Mirent des mottes sur sa tête,

Ils avaient prêté un serment solennel

Et Jean Grain d’Orge était mort.

Mais le joyeux printemps arriva gentiment,

Et les ondées commencèrent à tomber ;

Jean Grain d’Orge se releva,

Et la plaie (dans la terre) les surprit tous.

Les chauds soleils de l’été vinrent

Et il devint épais et fort,

Sa tête s’arma comme de pointes de lances

Pour que personne ne lui cause de tort.

L’automne sobre entra avec douceur,

Et il devint pâle et faible ;

Ses articulations se courbant et sa tête tombante

Montrèrent qu’il commençait à s’affaiblir.

Sa couleur pâlit de plus en plus

Il s’enfonça dans la vieillesse ;

Et alors ses ennemis recommencèrent

A montrer leur rage mortelle.

Ils prirent une arme longue et tranchante,

Et le coupèrent au genou ;

Puis ils l’entravèrent solidement sur un chariot

Comme un gredin coupable d’un délit.

Ils l’allongèrent sur le dos

Et le frappèrent avec des bâtons jusqu’au sang ;

Ils le pendirent avant la tempête ;

Et le tournèrent à maint reprises.

Ils remplirent un trou sombre

Avec de l’eau jusqu’au bord ;

Ils y portèrent Jean Grain d’Orge,

Et l’y laissèrent se noyer ou nager.

Ils le sortirent pour le poser sur le sol,

Pour lui faire subir d’autres tourments,

Et quand des signes de vie apparaissaient

Ils l’agitaient encore de long en large.

Ils passèrent au-dessus d’une flamme brûlante,

La moelle de ses os ;

Mais un meunier fut le pire de tous,

Car il s’écrasa entre deux pierres.

Et ils avaient pris le sang de son cœur,

Et l’avait bu en le faisant circuler

Et plus ils en buvaient,

Plus leur joie grandissait.

Jean Grain d’Orge était un héros audacieux,

De noble hardiesse,

Car si vous pouvez goûter son sang,

Il fera croître votre courage.

Il fera oublier à un homme ses malheurs ;

Il fera grandir toutes ses joies ;

Il fera chanter le cœur d’une veuve,

Même si les larmes étaient dans ses yeux.

Alors portons un toast à Jean Grain d’Orge,

Chaque homme un verre à la main,

Et puisse sa grande prospérité

Ne jamais disparaître dans la vieille Ecosse !

par séléane publié dans : tabularium
Jeudi 2 août 2007

Cette période est l’occasion rêvée pour moi de vous présenter un groupe de musique païen finlandais que j’apprécie beaucoup. Une voix profonde et forte, des rythmes ethniques et entraînants, une langue qui me paraît étrangement familière.

Dans leurs chansons on rencontre des êtres féeriques, des légendes mais aussi du folklore wiccan. Ils ont à leur actif 4 albums. Le premier et le dernier sur très rythmés alors que les deux autres sont plus mélodiques.

Je disais donc que c’est l’occasion rêvée de vous en parler parce qu’ils ont écrit, dans leur 3ème album : " Sjofn " une chanson dédiée à ce sabbat : " Suvetar ".

Voici leur site : http://www.gjallarhorn.com/main.html

Cette chanson et son clip : http://www.youtube.com/watch?v=xKrGOlumS7E*

Et surtout les paroles de cette fameuse chanson traduites en anglais :

Suvetar
Suvetar, fine matron
Arise to see the seeds
Raise the matron's corn
So that we may be spared pain

Manutar, matron of the Earth
Lift up the shoots from the ground
New shoots from the stumps
So that we may be spared pain

Feed us with honey-hearts
Give us honey-drink
Delicious honey-grass
On a blossoming knoll

You have shining silver
You have glistening gold

Rise up, O maiden
Black from the soil

Underground crone
Most ancient of Nature's daughters
Make the peat shoot forth
And the ground turn over

Underground crone
Most ancient of Nature's daughters
Lift up a thousand seedlings
To reward my efforts.
 

 

par séléane publié dans : tabularium

Calendrier

Août 2007
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Newsletter

Inscription à la newsletter

Recherche

site perso sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus