

La période de Samain a toujours été considérée comme hors du temps. L’année précédente est finie alors que l’année suivante n’est pas encore commencée. De plus les Celtes ne considéraient pas le temps comme continu mais comme cyclique. C'est-à-dire que chaque Samain est toutes les Samain, nous retournons au point de départ pour recommencer l’année. Cette année ne sera nouvelle que si nous le voulons c’est à dire que nous gardons ou laissons derrière ce que nous voulons de l’année passée.
Cela fait de la période de Samain un temps et un espace sans frontières, toutes les portes sont ouvertes. Nous pouvons accéder à n’importe quel lieu mais aussi n’importe quel moment présent, passé ou futur. Vous vous doutez donc que c’est le moment rêvé pour faire de la divination.
Vous pouvez utiliser vos moyen habituels : cartes, tarots, pendule…
Vous pouvez aussi utiliser un récipient remplit d’eau, du marc de café…
Les miroirs sont aussi des portes faciles à emprunter, pensez d’ailleurs à les recouvrir si vous ne souhaitez pas avoir trop de visites...

Mara Freeman nous propose sur ce thème une petite activité : « La pomme et le miroir :
Avant que sonnent les douze coups de minuit, asseyez-vous devant un miroir dans une pièce éclairée seulement par la lumière d’une bougie, ou par la lune. Pénétrez dans le silence, et posez une question. Coupez la pomme en neuf morceaux. Tournant le dos au miroir, mangez huit morceaux, puis jetez le neuvième par-dessus votre épaule gauche. Tournez la tête vers la gauche, et vous verrez dans le miroir une image ou un symbole qui vous donnera la réponse. (Quand vous regardez dans le miroir, focalisez doucement, et laissez les motifs faits par la lune ou la flamme de la bougie et les ombres suggérer des formes, des symboles et autres images oniriques qui parlent à votre intuition.) »
Toujours dans le même esprit, un ami nous a un jour proposé un moyen de rencontrer notre moi « sombre » :
Choisissez une pièce sombre, tout juste éclairée de la lune ou de bougies et munie d’un miroir. Asseyez-vous face au miroir et observez votre visage, ses détails, ses reliefs, ses zones de lumière et d’ombres. Focalisez petit à petit (cherchez avec votre regard à regarder derrière le miroir, au-delà). Petit à petit vous allez voir votre visage changer, s’assombrir. Vous voilà face à votre moi profond et caché, celui que vous voilez autant que possible. Ecoutez vos émotions, vos sentiments face à lui. Vous pouvez même, si vous en sentez le besoin essayer d’entrer en contact avec lui. Quand vous avez fini, revenez peu à peu à la réalité. N’oubliez pas de noter ce que vous avez ressenti (on oubli souvent trop vite.)



Fêtée autour du 31 octobre, Samain est un Sabbat mobile, lié à l’astre nocturne. Personnellement, je considère Samain comme le milieu de
Marie des Bois dans S comme Sorcière nous dévoile l‘ambiance unique de ce jour sacré :
« Halloween est la « Nuit des sorcières », vibrant de tous les sortilèges. Les Dames de pouvoir se mêlent à la nuit, les secrets affleurent, les deux mondes se mêlent. Samain, tout s'embrume, le royaume des ombres s'ouvre. L'Esprit des Anciens va féconder celui des vivants. Les Dieux sortis des tertres ou des étoiles vont s'unir aux filles des mortels et régénérer la race des humains. Samain, 40 jours après l'équinoxe d'automne, début de la saison sombre, aux longues Nuits animées par les Feux de sortilèges et de mémoire... »
Samain marque une transition entre les activités d’extérieur et le monde intime de l’hiver. Les troupeaux sont descendus des pâturages d’été et rejoignent l’étable, les récoltes sont meulées et entassées dans les granges. Les fêtes s’étalaient sur presque 2 semaines et réunissaient les classes productive, guerrière et sacerdotale, autour de banquets et de rites. De grands feux étaient allumés par les prêtres. D’après Maara Freeman, les jeunes gens allumaient des torches aux brasiers et portaient leurs lueurs au travers des champs. Certains affirment que les feux de cheminé étaient allumés à partir de ces torches pour bénir les habitations (transmission du feu sacré). Les cendres récupérés sur les sites des ces grands feux étaient répandus ensuite sur les champs, ce qui protégeaient et enrichissaient les sols. De plus ces lueurs éloignaient les mauvais esprits. Ces traditions auraient perduré en Irlande jusqu’à la première guerre mondiale.
A l’occasion de Samain, le Voile se soulève vers l’autre Monde, le Sidh, le Tertre des Dieux et des faéries. Ce phénomène est reprit dans de nombreux récits épiques irlandais. Certains voyageurs perdus, aux abords des portes, pouvaient apercevoir la sarabande des esprits. Les plus aventureux faisaient apparaître une porte dans ces collines en en faisant 9 fois le tour. Pour d’autres peuples, ces terres du mystère se trouvaient sur une île, au loin (nous retrouvons l’idée de l’eau qui protège, entoure, retire aux regards des non initiés), comme la mythique Tir na nOg, pays de l’éternelle jeunesse, située dans une lointaine île de l’Ouest. Nous pouvons voir dans la belle Avalon la subsistance de ce mythe celte. Certains héros à l’invitation d’une messagère divine, une Bansidh, s’y vivaient des heures agréables et se rendaient compte, une fois revenus chez les mortels, que des siècles complets s’étaient écoulés. D’autres y épousèrent des Fées et y demeurèrent à jamais.
C’est une fête ambiguë : d’une part elle suscite la peur des esprits, qui rodent à nos fenêtres et viendraient hanter les vivants, d’autre part, elle donne la joie d’honorer les êtres chers, défunts dans l’année. Dans les traditions païennes, ces esprits sont à la fois bons et terrifiants. Errants dans la campagne, le défilé des morts se rend vers l’autre royaume. Les masques et les costumes effrayants que les hommes portaient étaient sensés faire fuir les esprits malfaisants. C’est sans doute aussi une façon de se confronter à sa part obscure.
Pour les Wiccans, c’est le moment où le Dieu meurt.


L’hiver approchant, se réveille des envies de cocooner à la maison, de s’installer tranquillement dans son intérieur et de faire travailler un peu ses mimines. Voici une étoile facile à réaliser, à partir d’une simple feuille cartonnée colorée.
Sur le modèle sont représentés les plis (traits simples) et des encoches. Quand on le monte c’est un peu entre le casse-tête et l’origami.
Grand merci à ma grenouille qui en est le concepteur ! ne loupez pas son commentaire ci dessous d'ailleurs qui apporte de précieuses indication (encore merci mon anoure).
![]()

Une recette de saison…
Il vous faut : 2 œufs, 1 pot de crème fraîche (20 cl), 1 pot de sucre, 1 pot de farine, 1 pot de noix et de noisettes concassée, 1 paquet de levure,
Mélanger les 2 œufs avec la crème, puis le sucre, la farine, la levure, les noix et le sel. Mettre à cuire dans un four à feu doux pendant environ 40 à 50 minutes. Décorer de cerneaux de noix.
Les gourmands peuvent napper l’ensemble de chocolat noir.

Et je profite de l'occasion de mettre une illustration d'Amy Brown

Le geste de serrer la main est né d'une rencontre entre deux étrangers qui ont levé la main droite pour montrer qu'elle était vide (c'est la main qui en général tient l'arme...), et cela a évolué vers la poignée de main en Occident. En Orient, les gens sont bien plus réservés; ils lèvent la main droite, ou joignent leurs deux mains devant le corps (toujours pour signaler que leurs mains sont vides...). Les Indiens joignent leurs deux mains devant leur coeur, et disent Namaste, ce qui signifie "Je salue le Dieu qui est en toi!". Les Japonais, eux, joignent leurs mains, et courbent la tête en signe de respect.
Dans le taïchi, nous utilisons un salut différent. Nous plaçons la main gauche ouverte (le gauche est yin et réceptif, doux et flexible) sur le poing droit (le droit est yang et créatif, ferme, solide) devant leTan Tien moyen (coeur-esprit, centre émotionnel), et gardons le dos bien droit. Lorsque je vous salue ainsi, je signifie que, tel le taïchi, je suis ferme et solide à l'interieur, doux et flexible à l'extérieur, que je possède à la fois les qualités du yin et du yang, et aussi que mon coeur-esprit reconnait ces mêmes qualités en vous! Je pense que ce geste est une façon merveilleuse de saluer quelqu'un...
"101 réflexions sur le Taichi Chuan" de Michaël Gilman.

On peut voir derrière ce salut Tai Chi encore d'autres symboles : celui de la lune qui tempère le soleil, celà signifie aussi que l'on est là pour pratiquer à deux et non pour combattre et que donc le yin maîtrisera, équilibrera l'énergie combative du Yang.
Et tout cela nous ramène bien sûr à cette notion d'équilibre.

