Ishtar II

Publié le par sarhane

Encore un petit mot sur la Déesse babylonienne. Pour celles et ceux qui en ont la possibilité et l'envie, on en retrouve un bas relief absolument fascinant, dans l'exposition « Babylone, mythe et réalité » (jusqu'à début juin au Louvre). Cette représentation, « Ishtar, la Reine de la Nuit », se trouve normalement exposée au British Museum. Je suis restée plusieurs minutes sans voix à l'admirer : la plénitude de ces formes, la finesse de ces traits, et surtout tous les détails de cette mise en scène.

Le bas relief date aux environs de 1800-1750 avant notre aire. La Déesse mésopotamienne tient dans chaque main une tige et un anneau, symbole de sa divinité. Ces ailes sont tournées vers le bas, indiquant qu'il s'agit d'une divinité de l'inframonde. Ses mollets et ses pieds sont ceux d'un oiseau de proie, semblables aux pattes des deux hiboux qui l'encadrent (encore en référence au Monde de la Nuit). Elle repose sur ce qui me semble être des Lions. Le fond de la plaque devait à l'origine être peint en noir, indiquant qu'elle règne sur la Nuit.

Enfin, les spécialistes n'ont apparemment pas tranché complètement : s'agit-il d'un aspect d'Ishtar, la Déesse de l'Amour et de la Guerre ; ou peut être de sa sœur et rivale Ereshkigal, Reine du royaume des morts ; ou même de Lilitu (qui donnera Lilith), un démon du vent et de la tempête, qui pouvait amener maladie, souffrance et mort (source : site du British Museum, très librement traduit et adapté).  


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