La sauge

Publié le par séléane

 

Une plante au nom latin prometteur : Salvia Officinalis qui signifie rien de moins que sauver.

Un proverbe camarguais dit d'ailleur que " Celui qui a de la sauge dans son jardin n’a pas besoin de médecin. "

Et sa réputation remonte aux romains qui en avaient fait une herbe sacrée que l’on récoltait sans métal ( on sait maintenant que les sels de fer sont incompatibles avec les substances actives de la sauge) vêtu d’une tunique blanche et les pieds nus et bien lavés. Ils pensaient déjà qu’elle protégeait le vie mais aidait aussi à la concevoir.

Les chamans connaissent bien les vertus purificatrices de ses fumigations.

Entre 1628 et 1631, alors la peste faisait rage à Toulouse, quatre voleurs pillaient impunément les maisons contaminées ainsi que leurs occupants. La maladie ne leur faisait pas peur et ils s’enrichissaient jour après jour. Cependant l’appât du gain fût trop fort : quand ils s’attaquèrent aux riches demeures, ils furent arrêtés. On les jugea sans tarder et ils furent condamnés à mort. La magistrat qui avait rendu la sentence, eut une idée : il leur promit la vie sauve en échange du secret de leur mystérieuse immunisation contre la peste. Les quatre compères ne se firent pas prier pour en révéler la formule : sauge, thym, lavande, rue et menthe macérées dans du vinaigre pendant une dizaine de jours puis frottés sur tout le corps.
On connaît encore aujourd’hui cette recette sous le nom de " vinaigre des quatre voleurs " et on comprend le proverbe qui dit : " Le désir de la sauge est de rendre l’homme immortel ".

La première propriété de la sauge est d’être digestive, une bonne infusion de sauge en fin de repas remplace avantageusement le café.

Dans les plats elle retarde la putréfaction en luttant contre la cadavérine.
Elle est aussi apéritive et tonique, elle est conseillée aux femmes enceintes ou voulant l’être, à celles qui ont leurs règles mais aussi aux convalescents et pour lutter contre les légères déprimes et le surmenage.
Elle est aussi très bonne en gargarisme contre les angines, aphtes…

On peut la consommer en infusion ou en vin ou encore dans du lait.

Vin de sauge : faire macérer 8 à 10 jours 80 à 100 g de feuilles de sauge (fraîches de préférence) dans 1L de bon vin blanc, sucrer au miel selon le goût.

Fumer de la sauge soulage les asthmatiques.

Bibliographie : " Nos grand-mères savaient… " de Jean Palaiseul, " De l’usage des Herbes, poudres et encens en magie " de Mikhaël d’Estissac, " Secrets naturels de beauté " de Sadrine Gellé-Jonquois, " Les herbes des quatre saisons " de A. Vogel, " Bien se soigner par les plantes " du Dr Jean-Claude Houdret et " L’esprit des fleurs " de Hélène Dubois-Aubin.

Image : http://plantaromes.canalblog.com/archives/les_plantes_qui_soignent/index.html

Publié dans jardins apprivoisés

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