Rocamadour : origine et construction

Publié le par séléane


Pas très loin de chez moi, se tient, depuis des siècles la cité de Rocamadour. On dit que c’est le deuxième site classé le plus visité après le Mont Saint Michel et il est vrai qu’il vaut mieux s’y aventurer hors période touristique si l’on veut vraiment profiter de son calme et de sa sérénité.
Elle est connue avant tout comme étant un haut lieu de pèlerinage chrétien mais j’aime beaucoup les légendes et histoires qui s’y rattachent.

Les origines et la construction :

Au tout début, sur ce gros rocher aujourd’hui habité, ne vivait qu’un ermite : Amadour. La légende dit même que ce serait Zachée qui serait venu se cacher là.
Puis, le temps passe sans que l’on en sache vraiment plus. Mais on sait qu’un peu avant l’an mille, un petit sanctuaire dédié à la vierge, tenu par des moines y aurait été construit.
En 1166, alors qu’ils creusaient des fondations pour agrandir leurs constructions, ils découvrent le corps, intact, de notre ermite qui est bien sûr sanctifié.
Dans le même genre de circonstances, on découvrit aussi une statue de la vierge, noire comme l’ébène. Certains disent que c’est Zachée lui même qui l’a sculptée dans du noyer (bois qui devient très sombre avec l’age).
Et c’est elle qui a fait la fortune du lieu grâce à son étrangeté et ses miracles relatés dans un livre au XIIème siècle. Une cloche, accrochée dans la chapelle de la vierge, sonnerait à chaque miracle en mer.

Au fil des siècles le lieu a pris de la grandeur, aujourd’hui il n’y a pas une mais sept chapelles appelées les sanctuaires, on y accède en montant 216 marches à genoux pour les plus croyants. Les sept chapelles sont chacune particulières. Arrivés sur le parvis, nous pouvons accéder aux trois premières qui sont construites au dessus du vide. Puis nous pouvons descendre dans la crypte qui en héberge une quatrième. Ensuite nous devons monter de deux étages pour découvrir les deux suivantes : la basilique et la chapelle Notre Dame qui sont construites à même la roche. Et enfin nous devons encore monter d’un étage pour accéder à celle qui, à mon goût est la plus belle et la plus agréable : la chapelle Saint Michel, blottie elle aussi au creux du rocher.

La construction à continué : profitant de l’opportunité, des commençants se sont installés le long du chemin menant aux sanctuaires. Puis un village s’est construit toujours autour d’une seule et même rue mais sur plusieurs paliers. Chaque quartier était fermé par l'une des onze portes fortifiées(il en reste 8) destinées à filtrer le flux des pèlerins autant qu'à défendre la ville.
Et enfin, un château défensif est venu dominer le tout, protégeant le seul point faible du village.

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