Imbolc 1

Publié le par sarhane

Imbloc

Février : en ouvrant les volets, vous contemplerez peut être une croûte de neige s’étendre sur le paysage. Pourtant, les jours s’allongent et les perce neiges sont apparus, annonçant le retour du printemps.

Etymologie :

Imbolc était aussi appelé Oimelc ou Oimealg ("IM-mol'g). Ce nom provient du mot gaélique décrivant le "lait de brebis (agneau)" ("in milck"), cette période étant celle des premières mises bas chez les caprins. Les Celtes nommait cette fête Imbolg, Imbolc, Imbolic, ou encore Imbolgc Brigantia. Cette célébration est étroitement relié à la déesse écossaise / irlandaise Brid ou Brigitt d’où l’appelation de Là Fhéile Brighde (en Gaélique celte), Brid's day, Briget's Day, Fête de Brigid. Les noms de fêtes des lumières ou fêtes des perce neiges peuvent être employées. En découle l’appellation plus connue de Chandleur (venant de chandelles), Candlemas (tradition américaine), Candelaria (tradition mexicaine).

Tradition :


Célébré traditionnellement le 1er ou le 2 février, Imbolc est la fête du Feu et de la Lumière. Ces mois d’hiver, baptisé le mois du Loup, étaient difficile à traverser. Fêter le retour de la lumière apportait de l’espoir. Imbloc suit d’un peu plus d'un mois le Sabbat de Yule. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette date. La première tiendrait au fait que les nouveaux nées n’étaient officiellement présenté à la tribu plusieurs semaines après leur naissance. En dessous de cette période, les risques de mort étaient particulièrement élevés. La seconde, plus liée au rythme agricole, voudrait que la Déesse Terre se soit reposée pendant cette période, sous son manteau de froid et émerge enfin des limbes de l’Hiver (germination des première graines) alors que le Dieu Soleil est un jeune enfant qui gagne en force et en robustesse. Un mythe raconte que la Déesse, épuisée par son acouchement s’est endormie à Yule et se réveille à présent sous son aspect de jeune fille.

Anciennement, la veille d'Imbolc était considérée comme un temps sacré. Des chandelles étaient allumées sur des roues décoratives. Des processions aux flambeaux traversaient les campagnes, pour réveiller la Déesse Terre et purifier le sol. La Déesse/Sainte Bride, découlant de la Déesse du panthéon Celte Brigantia, était à l’honneur. Brigantia protégeait les troupeaux et assurait la fécondité. Il était courant de lui remettre des cadeaux et de fabriquer, avec des épis, du jonc ou des feuilles de maïs conservés des dernières récoltes et séchés, de petites poupées à son effigie, les Brideag. Ces poupées étaient décorées, habillées en mariée, couchées dans un panier, le leada bride (lit de Bride) et une baguette de bois blanc placée dans leur main. On confectionnait aussi des croix, talismans de protection contre le feu et les mauvais esprits.

On trouve un mythe comparable dans l’antiquité grecque, au travers des retrouvailles de Déméter et de sa fille Perséphone, libérée de son séjour annuel des enfers. Perséphone représente fécondité et jeunesse. La Nature peut alors refleurir.


Publié dans casse méninge

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