Conception d'un rituel : 1. les bases

Publié le par sarhane

 

La Conception d’un Rituel…

…pourrait être résumé en termes simples : mobilisation d’énergie(s) dirigée(s) vers un but.

Tout ce qui suit est non exhaustif mais plein de bonne volonté…

I. les Bases

Le type d’énergie pourrait être la première variable à prendre en compte. J’envisage 3 possibilités quant à son origine :

  • personnelle
  • environnante (forces : ex géologique, végétale, animale, technologique, sexuelle si elle ressort de l’implication de plus d’une personne, artéfactuelle –par exemple un objet préalablement chargé – …) non personnifiée
  • ou personnifiée (divinités, esprits de la Nature…)

Chacune a ses avantages et ses inconvénients. L’énergie personnelle est limitée mais permet un contrôle étroit du rituel, son emploi limite un éventuel prix à payer. L’énergie que j’ai maladroitement qualifié d’environnante est déjà plus étendue, mais a sa propre " couleur ", sa propre nature, problématique ou bénéfique selon l’objet du sort. La contribution à apporter a posteriori doit être égale à l’énergie empruntée. Enfin, mes idées sont plus floues en ce qui concerne la troisième catégorie. Il semble qu’elle nécessite une grande connaissance de la (des) " divinité(s) " à laquelle (auxquelles) l’officiant s’adresse. Il faut avoir conscience à ce moment-là du risque encouru non seulement quant au prix exigé, mais également quant au lien qui ne manquera pas de s’établir entre le sorcier et la déité - esprit - émanation. J’imagine quelques exceptions ou particularités que je n’aborderai pas ici.

 Venons en à la deuxième composante évoquée dans la définition ci-dessus : le but de l’opérateur. Celui-ci doit être clairement exprimé et de la façon la plus précise possible afin de limiter les effets non souhaitables (par exemple : " je souhaite avoir plus de temps pour moi " et se retrouver clouer au lit par une grippe !). De même, l’adage signale qu’il faut se méfier de nos propres souhaits. Mieux vaut donc avoir mûrement réfléchi à la chose avant de se lancer dans une action magique... Le renversement d’un sort (j’entends par là l’annulation ou compensation de ses effets par une autre action magique) est un exercice souvent plus difficile et périlleux que son lancement (surtout si d’autres sources que de l’énergie purement personnelle ont été projetées). Le sorcier doit avoir en tête qu’il est responsable de son action et doit en assumer les conséquences.

 Un manque subsiste : la sentence ne fait aucune mention de l’opérateur lui-même. J’imagine volontiers qu’il existe d’autres magies que celle utilisée par les hommes, qui s’appliquent sans nul besoin de nous. Mais dans le cadre qui nous intéresse, nous sommes impliqués activement. Au moment du rituel, l’esprit tout entier de l’opérateur doit être tendu vers son but ce qui implique une entière disponibilité.

Publié dans casse méninge

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