Conception d'un rituel : 2. utilisation de symboles et d'objets

Publié le par sarhane

II. De l’utilisation des symboles et des objets dans un rituel

Je différencie ici le symbole du contenu symbolique. Par exemple, un pentacle est un symbole, les 5 forces auxquelles il fait référence sont un contenu symbolique. Je peux sans doute avoir accès au contenu symbolique sans utiliser le symbole ou en en créant de nouveaux.

De nombreux symboles sont employés lors des cérémonies. Je ne chercherai pas ici à savoir si ceux-ci ont une force intrinsèque ou pas et, si oui, d’où elle vient. Mais il me semble qu’un sorcier accompli, maîtrisant parfaitement sa voie, n’aurait plus besoin d’aucun support matériel, pour réaliser un rituel (mis à part dans les rituels à but esthétique). Il pourrait simplement s’asseoir et officier dans le mutisme le plus complet, dirigeant en esprit tous les éléments qui lui sont nécessaires.

Mais la plupart d’entre nous ne sommes pas capables de mobiliser en pensée, c'est-à-dire visualiser et diriger les énergies nécessaires et nous nous appuyons sur des objets, couleurs, bougies pour faciliter la chose. Ceux-ci nous permettraient de mieux fixer notre esprit. Par exemple, brandir l’athamé revient à manifester une volonté dans un acte (trancher, tracer…), le cercle de sel ou de farine permet de voir un cercle d’énergie qui normalement devrait exister sans trace matérielle.

Donc, si ce n’est pour l’apparat, il me parait utile de réduire au maximum le nombre d’objets : 

  1. pour ne pas se diluer et multiplier des opérations inutiles
  2. pour apprendre progressivement à agir sans eux. Un avantage pratique est que plus cette indépendance grandit, plus nous pouvons pratiquer librement, à tout instant, sans se trimbaler un sac complet d’artéfacts divers allant de la poudre de patte de chauve-souris à la photo du chat ! lol  

Symbole et correspondance

Il se peut que nous ayons besoin de la mobilisation ou de l’invocation de forces particulière. Nous allons donc choisir parmi dans le fouillis de l’armoire sorcière bougies, plantes, pierres, encens… Des tables de correspondances existent, fort pratiques en ce cas. Il paraît préférable d’avoir employé une fois seul chacun de ces artéfacts afin de mieux les connaître et en retrouver la saveur pendant le rituel.

Pour un novice, tout peut avoir son importance : la date et l’heure, le temps, les vêtements… En effet, je pense qu’il n’est pas nécessaire de prendre toujours en compte tous ces éléments, mais le fait d’y songer permet de sélectionner des détails importants. Avec le temps, ce choix peut se faire plus intuitivement ou l’influence de ces conditions compensée.

Objets appropriés de sorcellerie

Il est plutôt conseillé de travailler avec un matériel convenablement déchargé puis éventuellement rechargé par nos soins propres.

Leur emploi nécessite une connaissance de leur symbole de manière générale (dans le cadre d’une pratique personnelle et dans son sens commun, ces deux points de vue pouvant ne pas être forcément parfaitement identiques). Il faut savoir pourquoi tel ou tel objet est requis dans un rituel, chercher à comprendre sa place et ce qu’il y représente. L’utilisation d’un athamé ou d’une bougie blanche ne va pas forcément de soi. L’usage d’un objet ou d’un autre ne doit pas relever de l’habitude. Plus la compréhension du symbole sous-jacent est grande et plus nous serons à même de l’employer dans sa pleine puissance et à sa juste place.

Symbole et objet spécifique à un rituel

Comme précédemment, il me semble que la première question est "pourquoi ?". Mais étant donné que nous parlons là d’une utilisation exceptionnelle, la réponse précède généralement le choix d’intégrer l’objet ou le symbole au rituel !!!

Mais d’autres questions se posent : La plupart du temps, les artéfacts que nous utilisons quotidiennement sont purifiés et dédiés (à nous ou aux divinités révérées). Dans le cas d’un exercice spécifique, la purification ne va pas forcément de soi. Une petite investigation énergétique quant au "contenu énergétique " du dit-objet semble une précaution utile.

La visualisation

Elle est essentielle dans la bonne marche de tout processus magique. L’opérateur, à moins qu’il ne possède vraiment des appuis puissants, se doit d’avoir un niveau convenable dans cette pratique. Il ne s’agit pas simplement de s’imaginer les choses autour de soi, mais de les sentir à tout instant. Elle permet non seulement de diriger l’énergie, mais également de constater la bonne marche opératoire.

Publié dans casse méninge

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