La Dame à la Licorne

Publié le par sarhane

Pour parler vrai, il faudrait évoquer les Dames à la Licorne. Les 6 tapisseries sont exposées au musée médiéval Cluny à Paris et constituent l’apothéose de la visite. Ce qui frappe au premier abord, c’est l’unité de ces œuvres : le fond rouge, l’île bleu nuit sur laquelle évolue les personnages, l’étendard de la famille des « Le Viste », le foisonnant de végétaux et d’animaux, et bien sûr la beauté surréelle de la Dame. Elle est encadrée du Lion, symbole de puissance et de noblesse, et de la Licorne, animal mystique et mystérieux. Ces tentures « mille fleurs » offrent un véritable voyage initiatique.
 
 


Le goût : On remarque que la Dame se saisit d’une friandise dans le plat qui lui est tendu. Cette hypothèse est renforcée par le petit singe, en bas de la toile, qui déguste une douceur

 

 

 

 

 

 

 

 





L’ouïe :
La Dame joue d’un orgue portatif pendant que sa dame de compagnie active les soufflets de l’instrument.

 

 

 

 

 

 

 


 


La vue : la plus représentée et sans doute la plus curieuse. La Licorne est couchée, les deux pates avant sur les genoux de la Dame. L’animal contemple son reflet dans un miroir que la Dame lui tend. Sur les autres représentations, les deux grands animaux sont à distance ; la Licorne a ici un air presque domestique.

 

 

 

 

 
                                                                                          





L’odorat : La Dame tresse une couronne de fleurs. Là encore, le singe, qui hume une rose, est un indice supplémentaire.

 

 

 

 

 


 

 









Le toucher
 : La Dame, droite et altière, caresse d’une main la corne de la Licorne et de l’autre tient l’étendard.

 

 

 

 

 

 


 



A mon seul désir : Dans la dernière tapisserie, aussi appelée l’entendement, une tente occupe le centre de l’espace. Un petit chien de cour est installé sur un coussin. La Dame se tient au centre. Alors que sur toutes les autres peintures, elle portait de magnifiques colliers, d’or et de pierreries, ici elle remet son bijou dans un écrin. La signification admise est que la Dame renonce ici aux plaisirs des sens, aux biens de ce monde. Elle préfère aux sens «physiques» le sens moral.


 
 Je crois que ces tapisseries recèlent bien d’autres mystères. Avis aux amateurs d’art médiéval et de symboles .

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