Par où commencer?

Publié le par sarhane

L’apprentissage du sorcier se porte en premier lieu sur lui même. Déconstruire, analyser et reconstruire ses habitudes de pensée, ses schémas mentaux, ses rythmes de vie constituent le premier et plus long travail du sorcier. En bref, mefions nous en premiers lieux de nous même! Au fur et à mesure que cette nouvelle vision du monde se modèle, il sera plus apte à ressentir et à utiliser la magie. Cette phase de "renouveaux" peut se faire naturellement ou s’accélérer aux moyens de différentes pratiques.

En quoi cela consiste exactement ?

Tout d’abord à se débarrasser de certains de nos "calques" mentaux. Nous avons tous malheureusement des préjugés, nous nous forgeons une idée de principe avant d’expérimenter. Il en est de même en magie. Qui n’a pas un jour imaginé la sorcière, chapeau pointu, verrue sur le nez, solidement amarrée à son balais volant, ou touillant un obscur bouillon au fond d’une vieille marmite ? Ou une femme sans morale passant acte avec un démon poilue et repoussant? Certaines images sont profondément ancrées dans notre inconscient et dans notre vision du monde de la magie. Il existe autant de façons de pratiquer la magie que de magiciens. La sorcière de nos jours ne s’amusera pas à faire de l’élevage de crapauds dans un F3. Si ces images ne sont pas identifiées, cela peut conduire par la suite à certaines déconvenues. La peur par exemple (que suis-je en train de faire ?) ou encore la déception de ne pas soi même être capable de donner des ailes à son aspirateur. Elles doivent donc être correctement décryptées (à quoi correspondent elles) et réévaluées.

Ensuite, il existe des tas de raison toutes mauvaises de s’intéresser à la magie. Fascination pour le fantastique, envie de pouvoir, volonté de se débarrasser de ses problèmes, besoin de vengeance, exercice d’originalité, attachement du conjoint…ou un panaché. C’est là souvent que nous nous intéressons aux moyens magiques. L’apprentissage fastidieux et long de ses arcanes permettent de voir que loin d’un simple instrument, la magie est une façon de vivre et de concevoir l’univers. Ceux qui s’exercent trop rapidement ou cherchent des résultats immédiats brûleront bien vite et progresseront peu. Pour les autres, leurs buts primordiaux s’effaceront peut être devant de nouveaux objectifs.

De mon coté, les buts relatifs à la pratique de l’occultisme se sont petits à petits estompés. Le but est devenue le chemin lui même. Qu’il me conduise simplement le plus loin possible. Si une voie s’avère bouchée, j’en prendrais une autre, voilà tout. Le but pourrait s’exprimer à la rigueur comme l’accroissement des connaissances et des expériences. Le celtisme et la sorcellerie des campagnes ne sont simplement que les domaines desquels je me sens à l’heure actuelle le plus proche. Mais loin de moi l’idée de m’octroyer le titre de Grande archidruidesse de la chimère glorieuse ou grande prêtresse duduche de la lune troisième dan. Ces titres ne signifient rien étant donné que je ne connais aucun groupe social dans lequel cela signifie concrètement quelques choses.

(image Stephanie Pui Mun Law)

Publié dans casse méninge

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Le rÎdeur 28/03/2007 01:12

Je savais bien que posséder un F3 de nos jours relevait de la sorcellerie!AtlantiquementLe rôdeur