deuxième pilier : la Foi

Publié le par sarhane

Tout être normalement constitué doute. Dans l’ensemble, c’est plutôt une bonne chose. La remise en question est même salutaire dans la plupart des cas. Mais le doute permanent est un frein solide à la pratique éso. Nous pouvons tourner autour d’elle pendant des lustres, l’étudier sous toutes les coutures et suivre toutes les conférences sur le sujet à la Sorbonne, si on doute mieux vaut se contenter d’étudier le folklore de manière universitaire. Le manque de foi permanent traduit le scepticisme et/ou la peur.

Premièrement, nous devons avoir foi en nous même. Je ne parle pas ici de l’autosatisfaction. Nous devons garder à l’esprit que nous sommes faillibles. Mais au moment de passer à l’acte, le doute entraîne l’échec. Avoir la foi en ce que nous croyons, quoi que ce puisse être, un barbu en blanc, le cornue et la déesse mère, le grand schtrouf… mais avant tout en la magie. Mettre en doute l’existence de la magie nous entraîne dans une dynamique de rejet de ces effets. Nous pouvons toujours nous planquer derrière la coïncidence. Nous sommes ici dans une optique pratique. Nous pouvons nous demander éternellement si nous ne sommes pas fous mais cela ne nous fera pas avancer pour autant. Il existe un moment ou il fait " se jeter à l’eau ", accepter ce qui s’ouvre à nos yeux et le prendre pour ce qu’il est : une autre façon d’envisager le monde. Pas forcément meilleure, mais pas forcément pire.

Publié dans casse méninge

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