deuxième conférence : la Wicca (première partie)

Publié le par sarhane

Par Morgana, membre de la PFI.

Morgana nous a présenté sa conception personnelle de la Wicca. Ce que je pourrais retranscrire ne sera donc que ce ce j’ai compris de celle ci et je ferai de mon mieux pour ne pas trahir l’auteur. Quand j’utiliserai le pronom " nous ", ce n’est pas pour exprimer ma propre opinion, mais pour essayer de retransmettre le discour original. Le texte étant très long, je l'ai scindé en 2.

 

La Wicca est une religion moderne basée sur une tradition ancienne. La plupart du temps, elle repose sur la croyance en un Dieu chasseur (aussi désigné par le nom de Grand Cornu) et d’une Déesse Mère. Nos croyances sont proches de la Nature et doivent être adaptables (culture, temps, évolution des mœurs…), l’inflexibilité menant à une perte de vitalité. Cependant, nous avons besoin de structures. Ces 10 dernières années, beaucoup d’expériences de différents type d’organisation ont été menées : des covens strictes, dans lesquels on ne rentre qu’après initiation et d’autres éclectiques. Ces formes libres se retrouvent dans d’autres structures religieuses, comme dans l’hindouisme.

La Wicca est une religion du mystère, non limitée par la façon de voir la divinité, et basée sur l’expérience personnelle. Elle s’explore par bien des domaines : émotionnel, intellectuel, imaginatif… en raison du fait que nous pensons la réalité est subjective. Par conséquent, elle ouvre une voie personnelle. Si la transmission d’une tradition orale est importante la plupart du temps, l’expérience personnelle est primordiale. La transmission ne peut pas se faire de manière purement intellectuelle, mais par osmose, imitation et assimilation. Nous ne pouvons pas tout expliquer, pourtant affûter notre intuition permet d’arriver à des révélations mystiques personnelles, extrêmement diverses. Les archétypes et les symboles sont des modes de communication pouvant servir à la mise en place d’une rituélie. Le rituel est alors décrit comme un théâtre pour adulte où il nous faut accepter la tragédie et la comédie de l’existence au travers du rituel.

Comment ? Par la connexion avec la Nature, en cherchant à nous y adapter plutôt que de vouloir La transformer pour qu’Elle réponde à nos besoins. Le wiccan souhaite donc arriver à maintenir un équilibre écologique, mais au delà de çà, de comprendre les cycles ( en s’adaptant au pays, au climat… dans lequel nous vivons), en faisant ressortir des motifs internes de ces vérité " bio-écologique " (connexion entre nous et notre environnement). Parmi ces motifs internes, se trouvent les cycles de la vie/mort/renaissance, la croissance, la fructification… La Wicca est un style de vie et pas simplement une religion. Ces grands principes (le respect de nous même, de l’autre et de notre environnement) s’applique 24h/24 et sont pragmatiques : nos intuitions servent à mettre en place des solutions pratiques dans nos vie.

Certains moment de l’existence sont marqués par des rites : rite de passage, ou du sang par lequel nous célébrons l’humain dans la mort et la renaissance, le wiccaning (bénédiction du nouveau né)… Attention, la Wicca n’est pas prosélyte, donc, nous ne cherchons pas à convaincre les autres de nos croyances. Par le wiccaning l'enfant se ne retrouve " destiné " à rejoindre une religion. C’est une simple bénédiction, une protection, mais libre à lui d’adhérer ou non aux croyances de ses parents. Ces derniers ne chercherons pas à influencer les choix spirituels de leur progéniture, mais à l'élever dans le respect de la nature. Cette façon de procéder relève encore une fois de l’enseignement par osmose/ imitation/ observation. L’enfant voyant ses aînés trier les déchets, chercher à vivre de façon saines… apprendra que ces solutions existent et pourra décider plus tard de les mettre ou non en pratique. Un autre rite se déroule pour le passage à l’âge adulte. Généralement, il marque le premier sang menstruel pour les jeunes filles, mais il existe également un équivalent pour les jeunes garçons. C’est un moment d’honneur où on " coupe " symboliquement le lien maternel pour passer de l’enfance à l’âge adulte. Actuellement, l’engouement pour le percing ou le tatouage chez les adolescent pourrait être une façon d’exprimer ce passage. Le Hand festing (faire le nœud) permet de lier deux personnes ensemble. Ce rite symbolise un engagement (le nœud est devenu alliance dans la tradition du mariage chrétien).

Beaucoup de groupes ont leur propre rites. Il n’existe aucun textes fondateurs qui désignent ce qui doit ou ne doit pas être fait. Pourtant, certains rites se retrouvent souvent, comme en réponse à des traditions très anciennes et profondément ancrées en nous.

images Stéphanie Pui muin law

Publié dans casse méninge

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