Magie et empathie?

Publié le par sarhane

Le plus difficile à faire passer, ce n’est pas notre foi, fut elle polythéiste. Nous avons la chance de vivre dans un pays relativement ouvert sur le débat religion (si si ! enfin, pour le moment). Que l’on croit au grand Barbu en blanc, à la Déesse et au Dieu, au Grand Stroumpf, peu importe. Après tout, peut être sont ils tous les facettes d'une même chose. Le plus souvent, dans notre environnement, cela peut être perçut comme un peu naïf mais pas fondamentalement dérangeant. Le fait que nous croyons en la Magie parait bien plus étrange. Certains païens vont justifier cette croyance par le fait que leurs rituels fonctionnent. Ils peuvent se lancer dans l’énumération des sorts d’amour, d’argent, de météorologie, de temporalité qui ont eut des résultats apparemment probants, mais ce n’est pas cela qui me convaincrait moi. Je crois en la magie non pas parce que je pratique la magie, mais parce que j’ai cette sensation aigüe que je vis dans un monde magique et que, comme chaque partie de celui-ci, je suis une créature magique. Par Magie, je ne parle pas forcément de quelque chose qui est hors Science. Comme Séléane l’écrivait dans son texte « Début de définition de la Magie », la Science et la Magie pourrait fort bien, et cela serait formidable, se rejoindre. Au contraire de ce que quelqu’un d’extérieur pourrait penser, nous ne sommes pas irrationnelles. Nous ne sommes pas des sorcières vivant dans la nostalgie d’un temps ou les masses, par crédulité et manque d’information, pouvaient croire sans protestation à la magie. Il y a des domaines qui appartiennent à ces deux mondes, en apparence si différents. L’empathie est mon exemple préféré. Comment fonctionne l’empathie, savoir ce que l’autre ressent ? Ne peut-on y voir le premier maillon de la communication sans parole ? Peut être pouvons nous ressentir de l’empathie pour certains individus parce que nous nous reconnaissons en eux, ils nous rappellent à nos propres sentiments. Nous créons alors un lien, durable dans certain cas. J’aimerai pouvoir étendre cette empathie aux arbres, aux rivières, à la planète vivante, comme étant partie de cet ensemble. Peut être le lutin veillant sur un arbre, l’ondine qui s’ébat dans la rivière, … sont les visages que nous avons calqués que ces formes particulières d’esprits de la nature et avec qui, subtilement, rarement, nous pouvons établir une sorte de lien empathique.

Publié dans fond de besace

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