Empathie, un fil attrapé au vol...

Publié le par séléane

Une fois n'est pas coutume, le texte de ma soeur m'a donné à réfléchir ;-) et voilà en quelque sorte une réponse :

Hi hi c’est marrant, c’est aussi le " don " que je préfère car il est vraiment à la limite entre ordinaire et extraordinaire.

Au début c’est tout simplement ce 6ème sens dont parle certains psychologues : le sens social. C’est celui qui nous permet de nous mettre à la place de l’autre, d’imaginer son point de vue. Ce sens manque d’ailleurs aux jeunes enfants et aux autistes qui sont enfermés dans leurs propres perceptions qu’elles soient visuelles, auditives, gustatives, olfactives, sentimentales…. Par exemple un autiste dans un champ de fleur qui vous voit au milieu d’une décharge est persuadé que vous ne percevez que la douce odeur que lui sent… Comme quoi nous avons déjà un grand pouvoir avec notre capacité à nous mettre mentalement dans le corps de l’autre.

Ensuite, comme tu le dis Sär, on passe à la communication non verbale, l’attitude du corps, la manière de se déplacer, nos yeux, le ton de notre voix… sont d’excellents indicateurs plus ou moins conscients (pour nous et pour les autres) de notre état d’esprit du moment. Certaines sont plus ou moins doués à ce jeu là mais nous avons tous cette capacité en nous. Et pour les plus doués cela semble déjà dépasser l’ordinaire : je suis sûre que certains d’entre vous ont déjà vraiment ressenti avec une grande force les émotions d’illustres inconnus simplement en les croisant dans la rue… ;-)

En enfin nous passons à l’extraordinaire : nous trouvons bien des explications à notre capacité à percevoir les émotions des personnes qui sont physiquement près de nous mais comment expliquer cela pour des personnes éloignées physiquement ?

Qu’en est-il de ce lien que nous arrivons à établir avec certains personnes qui nous sont proches et qui nous ressemblent plus ou moins ? Ressentir leurs joies, leurs chagrins, les moments où elles pensent à nous, vont nous appeler. Là les explications scientifiques deviennent moins bien étayées, plus bancales : le hasard ajouté à une très bonne connaissance de la personne ? Mais ce que nous ressentons nous paraît au delà et est arrivé trop souvent pour ne penser qu’au hasard... Cela semble peu rationnel, magique ! Mais alors encore une fois où se trouve la limite entre science et magie ? Tout simplement aux limites actuelles de la science ?

Je trouve très intéressante ton extrapolation Sär, vers l’empathie pour la Nature. Les visages humanoïdes que nous donnons aux esprits naturels sont en effet peut être liés à notre empathie pour la Nature, aux sensations que nous partageons avec elle. C’est une idée à creuser !

Publié dans fond de besace

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Prof87 10/04/2008 19:34

Arnac et Ceinturat sont des lieux hauts-viennois plus près de la Charente limousine que de la Corrèze!