Tisane Féminine

Publié le par sarhane


L’herboristerie, appliquée dans un but thérapeutique, possède sans doute une double utilité.

Tout d’abord, un aspect chimique. Il existe de nombreux principes actifs dans les plantes. Leurs vertus sont louées depuis l’Antiquité. 5000 ans avant notre aire déjà, la plus ancienne civilisation dont on ait des traces, localisée entre le Tigre et l’Euphrate, encourageait l’étude de la Nature pour des usages médicinaux. Puis, en Chine, en Inde, en Egypte, les prêtres et les savants ont approfondi cette science et utilisé des fumigations, des baumes, des encens, des tisanes, des décoctions, des parfums, fabriqués à base de plantes. Ces préparations avaient pour but de soulager les malades, de renforcer la santé des bien-portants et d’accompagner les morts dans leur périple. Cette science des plantes et de leurs principes a ouvert la voie de la médecine moderne et se trouve à la base de nombre de médicaments actuel (comme notre sempiternel acide salicylique, aussi connu sous le nom d’aspirine, extrait à l’origine du Saule).

Ensuite, un effet psycologique. J’aime préparer mes tisanes. Ce temps oblige quelque part de penser à l’action de la plante, au soin et à la maladie. La personne est impliquée dans son propre traitement. De nos jours, quand le corps déraille, on se précipite à la recherche de quelques pilules miraculeuses, que l’on peut avaler vite fait, sans y songer. Par cette méthode, efficace par ailleurs dans de nombreux cas, on se débarrasse de son corps et de sa défaillance, en s’attardant le moins possible sur ses humeurs. Je suis persuadée que la guérison et le soulagement ne peut que mieux se passer quand l’esprit est lui aussi impliqué dans le processus. La phytothérapie pourrait être un moyen de se réapproprier son corps et se montre bien souvent utile dans les petits tracas quotidiens.   

 
Voici une petite recette, très simple et fort utile juste avant et pendant les menstrues. On la prépare dès que les douleurs commencent à se manifester.

 
Faire infuser dans le l’eau chaude

des queues de cerise, diurétique, digestive et détoxifiante,

de la lavande, qui a des propriétés antiseptique, antispasmodique, diurétique, relaxante et stimulante (on doit y rajouter des vertus insecticides et cicatrisante)

de la verveine, également antispasmodique, astringente, sédative et tonique (on rajoute également digestive)

Et en plus elle est délicieuse...

Publié dans tambouilla occultis

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