
Le mois dernier, j’ai passé deux jours dans le Tarn. J’y ai découvert quelques jolies bourgades médiévales. Je vous en ferai découvrir quelques images choisies d’ici peu. Mais le lieu qui a les plus aiguisé mon instinct de chasseuse de mégalithes est Vaour.
Ce village est avant tout connu pour les ruines de son ancienne commanderie templière qui en effet valent le détour.
En voici un petit historique :
" Vers 1140 Waldemar de Penne et ses chevaliers accordèrent pour le salut de leur âme à Pierre Humbert Prieur le droit de créer maison à Vaour en lui donnant un vaste domaine. L’ordre était auparavant établit dans le Combe des Albi en amont de Montricoux.
Vers 1160 les templiers cherchèrent un site pour implanter une commanderie, ils choisirent une bûté de grès stérile dominant largement la campagne environnante.
Cette " Maison ", ainsi que l’appelaient les templiers, n’était pas un château fort comme le veut la tradition locale, et ses murs n’auraient résisté à une attaque en règle. C’était un centre administratif et agricole. Peu de chevaliers résidaient à Vaour, une dizaine environ, les autres se trouvaient dans les dépendances alentour. "
Mais, me direz-vous, aucun mégalithe à l’horizon !
Eh bien si : on s’est longtemps demandé pourquoi les templiers étaient allés construire sur " une bûte de grès stérile ". Jusqu’à ce qu’on découvre, en 1970, une dalle à
rigoles.
En effet, les templiers avaient découvert que ce site dominant avait été, plusieurs millénaires avant, une bûte sacrée, siège de ce qui semble être un culte de l’eau. Là, mille ou deux milles ans avant JC, des hommes auraient cru aux vertus médicinales des eaux médicinales de ce lieu et y auraient pratiqué leurs rites. Les Templiers croyaient aux sites privilégiés. C’est pourquoi ils décidèrent que là serait élevée leur commanderie.


Il existe de nombreuses légendes de sorcières, on les retrouve dans tous les coins de France.
Quand je suis passée en Alsace, il y a de çà 6 mois, j’ignorais totalement les histoires locales. Et je fus surprise, en regardant d’un œil la télé un matin, quand j’entendis parler de la Sorcière de Riquewirh. Riquewirh est un très joli patelin touristique sur la route des vins d’Alsace, au pied des contreforts des Vosges. En plus de la dégustation des produits régionaux, on en profite pour admirer les magnifiques maisons à colombages et les ruelles médiévales.


La légende est triste, comme souvent ; cependant la sorcière n’y est pas pour une fois une horrible mégère mais une protectrice de la citée. Cette histoire se déroule au XVIIème siècle. La jeune et belle Marie Wolf vivait heureuse auprès de son fiancé. Mais la guerre éclata et ce dernier y mourut comme soldat. Dès lors, effondrée de chagrin, la pauvre Marie vécue en recluse, avec son chat noir. A partir de ce moment, les habitants du village l’appelèrent la Sorcière. Un soir qu’elle se baladait sur les remparts, ses sanglots désespérés résonnèrent si forts qu’ils firent fuir l’ennemi. Elle fut alors considérée comme la bienfaitrice de la Ville. Le bruit se rependis alentours et depuis, en Alsace, placer une effigie de sorcière devant sa maison vers l’extérieur éloigne les maux et les malheurs.



Erdeven est un joli petit village breton situé dans le golfe du Morbihan tout près de la presqu'île de Quiberon. Ce n'est pas le village en lui même qui nous intéressait le plus mais une randonnée de 9km qui porte bien son nom de "grand arc mégalithique".
C'est une belle balade entre lande et forêt peuplées de mégalithes.
Nous débutons notre périple à pied par les alignements de Kerzerho :

Qui nous mènent tout droit aux géants de Kerzerho qui sont trois menhirs de 6 mètres de hauts associés deux énormes blocs couchés. Difficile de les prendre en photo à cause des arbres.

Nous prenons ensuite le petit sentier qui se dirige vers Mané Braz. Tout le long, parmi les fougères, nous appercevons des petits menhirs sauvages.
Après un bon moment de marche, nous arrivons à la petite colline de Mané Braz qui est ornée de 4 allées couvertes plus ou moins bien conservées :




Nous continuons vers Mané Croc'h pour arriver au lieu dit Coët er Blei (le bois du loup) où se trouve, dans une clairière de pins, l'ensemble de la chaise de César.
C'est un lieu magique, rempli d'un grand nombre de mégalithes tous différents et donnant des sensations ou impressions différentes, il faudrait y passer des heures pour tous les "approcher".
En voici quelques uns :

L'entrée de la clairière et son allée :

La chaise de César bien sùr :
Et d'autres encore :
Certains vont par deux et se transmettent une sorte de magnétisme...


Mais Continuons encore vers Mané Croc'h qui est une allée couverte, au bord de la route. Elle a pour particularité d'avoir 4 chambres :

Juste à côté se trouve un joli petit étang.
Nous reprenons notre route jusqu'au village de Curcuno qui a pour patrimoine le dolmen muni de la plus lourde table connue : pas loin de 40 tonnes et 7,6m de long. Il ne reste que la chambre qui est carrée (3,5m X 3,4m)et haute de 1,8m. Un couloir de près de 24m de longueur y menait mais il a été détruit au XIXème siècle.

Par un petit chemin perdu, nous retournons dans la forêt pour arriver à un cromlech en forme de quadrillatère. Plus d'une vingtaine de menhirs forment un quadrillatère et en son centre, 4 pierres émergent un peu du sol, formant un carré. L'ambiance y est chargée.

La promenade se fini par une balade entre bruyères, fougères et grands arbres pour retourner au point de départ.
Un dragon, écologique cette fois ci, s’est posé au Jardin des Plantes de Paris.
Le jardin est absolument splendide, avec ces massifs agencés par couleurs. C’est agréable d’y déambuler, profiter de ces parures végétales avant que s’étende le manteau de l’automne (mais c’est que çà me rendrait poète autant de chlorophylle). En particulier, l’exposition de Sauges près de



Dans les environs de Carnac, à un lieu dit nommé "Kercado", nous avons fait une rencontre bien intéressante.
Elle se trouve dans un domaine privé. Nous y entrons par un petit porche qui nous mène ensuite dans une petite guérite, nous sortons dans un petit bois puis passons une nouvelle porte.

Puis nous voyons enfin le fameux cairn. Ce qui fait son étrangeté ce sont les menhirs qui lui sont associés : un le surplombe, les autres l'entourent.


Le tout donne une sensation d'une forte énergie spiralée provenant du menhir solitaire et se répendant à l'intérieur de l'enceinte formée par les autres pierres dressées.
Nous sommes ensuite entrés dans l'allée couverte. Difficile de ressentir quoi que ce soit si ce n'est l'humidité et le passage des touristes. Elle est cependant imposante et le plafond de la chambre s'orne d'un grand signe en "hache-charrue" comparable à celui que l'on observe sur les stèles de Locmariaquer.
Je n'avais encore jamais rencontré de tels assemblages de mégalithes et l'architecture donne à réfléchir...

