

Préhistoire : les animaux qui parcourent les parois de la grotte ne sont peut être pas simplement décoratifs. Placé au fond de l’habitation, caché dans les ombres, ils sont le domaine de l’initié. Mammouths, chevaux, ours, grands félins mais aussi lapins et petits mammifères sont le gibier qui assurera la subsistance du clan. En se représentant victorieux sur ce double pictural, le sorcier magdalénien assure une chasse foisonnante (source).
Ce rituel suivant s’inspire de ces pratiques. Il allie la notion « d’atteindre un objectif » (quelque soit la nature de celui-ci), la libération de la créativité, et l’utilisation d’une énergie que je qualifierai de racine.
En soit, il n’est qu’une version améliorée du papier que l’on brule au Sabbat, ou du vœu que l’on souffle à la bougie. Ici, pas d’incantations à apprendre par cœur, de bougies (sauf pour l’ambiance) ou du bric à brac qui encombre la mallette du mage consciencieux. Ce rituel repose entièrement sur les capacités de méditation et de visualisation.
Pour faciliter celles-ci, j’utiliserai des tisanes (infusion de basilic et de sauge, pour allier énergie vive et purification, à boire avant le rituel), des fumigations d’encens (la sauge encore pour purifier l’espace) et peut être de la musique de tambour et un mentra (phrase répétitive qui ancre le sujet), écrit pour l’occasion. Ces divers éléments me correspondent et servent à faciliter la méditation, ils seront peut être totalement différent pour une autre sorcière.
Voici comment je compte
procéder :
Rassembler les outils (en ce qui me concerne, un grand carton, de la peinture, un gros pinceau, du papier).
Tracer le cercle,
Invoquer les éléments, Le Seigneur et La Dame,
Commencer la méditation,
Cette méditation se centre sur l’objectif et sa réalisation :
Par expérience, les solutions apparaissent rarement de manière concrète, mais sous forme de symboles. Chercher à les interpréter à ce moment là ne fait que diluer l’attention. Je réagis à ces
visions et les poursuit, jusqu’à ce que l’objectif que je me suis fixé soit atteint, là encore, cela se déroule sous des formes assez abstraites (au cours d’un précédent rituel de guérison, j’ai
eut à en découdre à un gros chien noir en guise de la maladie d’un proche).
Sans chercher à maitriser les gestes, à privilégier l’esthétisme (je m’éloigne donc radicalement du réalisme pictural de nos lointains ancêtres), ces symboles seront tracés sur le grand
carton.
Une fois le double achevée et signée (emprunte de main, de pied, cheveux, sang… selon les sensibilités), des offrandes et de libations seront faite en l’honneur du Dieux et de la Déesse, les
Elémentaux seront remerciés, et le Cercle refermé.
Une fois l’objectif atteint, je brulerai le carton.
Il est tout à fait possible de substituer la peinture par autre chose (tissage, …) le tout est que la gestuelle à accomplir ne doit pas perturber la méditation. Fabriquer ses propres ocres est également une démarche intéressante. Ensuite, se débarrasser du support une fois l’objectif atteint est une façon de se débarrasser de ces vieux désirs et de tendre vers de nouveaux objectifs.
Photo : Auroch et chevaux sauvages de la grotte de Lascaux.

Nous avons eut la chance, il y a maintenant quelques années, de prendre part à
une cérémonie de purification dans une sweat lodge. Ce fut probablement l’une des expériences les plus marquantes de ma vie de sorcière.Je tiens à préciser que je suis loin d’être spécialiste des traditions amérindiennes et du chamanisme en général. Petit rappel cependant : la sweat lodge était, est toujours d’ailleurs, couramment utilisée par les Indiens aux Amériques. C’est un espace sacré dans lequel se déroulent des rituels de guérison et de purification. Certains l’utilisent également dans le cadre d’une quête de vision. La sweat lodge est une hutte de taille variable (en fonction du nombre de participants, nous pourrions parler ici de la taille de la famille). Elle adopte la forme d’un igloo. Elle est construite en branchages souples (saule), ensuite recouvert de peaux. Dans notre cas, il s’agissait de vieilles couvertures, déposées les unes par-dessus les autres en couches chevauchantes, de manière à ne pas laisser d’interstices. Au centre de la hutte, un trou est creusé, suffisamment profond pour y placer les pierres.
C’était par une belle journée d’été. Un ami chaman nous avait proposé
de faire notre première expérience de hutte à sudation. La structure était déjà en place, mais il nous fallut une bonne partie de l’après midi pour établir le campement forestier, correctement
agencer les couvertures, récolter le bois pour le feu et surtout dégoter des pierres d’une taille respectable. Puis, en bons païens, nous avons ripaillé et discutaillé jusqu’à la tombée de la
nuit. Dame Lune se pare de ses atours, nous allumons le brasier. L’entrée de la hutte lui fait face. De l’autre coté du feu, nous avons installé un autel, pour déposer des offrandes aux esprits
du lieu. Nous avons chanté et joué du tambour avant de rentrer sous la hutte. Il fait sombre. Notre ami, à l’aide d’une grande fourche, récupère dans le feu les pierres, chauffées au rouge, et
les dépose dans le centre. Nous refermons l’entrée. Les pierres sont des joyaux incandescents et dans leur faible lueur, je perçois encore les visages de mes amis. Puis le chaman jette la
première bolée d’eau (diverses plantes y avaient mariné, il me semble me souvenir de l’odeur entêtante de la sauge) et un nuage de vapeur envahi immédiatement l’espace. Je suis là et en même
temps je suis déjà loin. J’ai du mal à respirer, mon cœur bat la chamade, il me semble que tout mon corps brule et se couvre d’une fine couche de sueur. Progressivement, nous retrouvons notre
souffle. Le chaman continue de chanter et de battre du tambour. La méditation se porte sur trois axes, trois tours de parole successifs : le Féminin, le Masculin, le Tout. Entre chacune de ses
méditations, nous avons respirer un peu d’air frais en entrouvrant la porte. Chacun des « tours » nous amène un peu plus loin dans nos limites physiques, plus profondément dans notre psyché. Ce
qui s’est déroulé pour moi dans cette hutte tient d’une véritable délivrance mystique. Ma relation au Masculin est problématique, pour ne pas dire houleuse. Comme beaucoup de païens, j’étais
heureuse de retrouver ma Déesse, de revendiquer l’existence de mon utérus et de rompre avec le pesant patriarcat. Si j’honorais le Dieu Cerf, c’était plus par acquis de conscience symbolique
(j’aime la notion d’équilibre) que par véritable piété. Ce qui s’est amorcé pour moi ce jour là, c’est le début d’une réconciliation avec ce Masculin sacré que j’avais occulté. Quand nous sommes
sortis de la hutte, je me sentais purifiée, ressourcée, épuisée de joie.Au-delà de cette expérience personnelle, de nombreux symboles me touchent. Bien entendu, il existe un rapport évident avec le ventre de la Terre-Mère. Chez les esquimaux, les mêmes noms désignent les différentes parties de l’igloo et de l’anatomie du ventre féminin (la « matrice » pour la partie principale, le vagin pour l’entrée...). Ensuite, la descente à l’intérieur de la Terre jusqu’à ces racines brulantes, de la même manière nous descendons en nous même, laissant tous nos habits-habitudes à l’extérieur de la hutte. A l’intérieur de cet espace, il n’y a plus de pudeur. En cet instant, tous les participants sont étroitement liés, recroquevillé dans cet utérus, unis dans cette expérience mystique, frères. Ensuite, le fait que tous les éléments intègrent se rituel : les pierres au centre, le feu qui anime leurs esprits, l’eau qui les recouvre, l’air brulant qui s’en échappe… Sans doute encore beaucoup d’autres aspects à explorer (le rôle sacré de la sauge, le tambour et la mailloche…).
Hum hum (grattage de gorge embarrassé) quelques recommandations. Nous étions plusieurs et l’un des participants avait une grande expérience de la hutte à sudation. La température monte très haut et peut provoquer des malaises, déshydratation… il est donc nécessaire 1. de ne pas tenter cette expérience seul (être au moins 3) et commencer avec quelqu’un d’expérimenté, 2. de savoir écouter ses limites, 3. de beaucoup boire avant-après (voir pendant les pause).
De nos jours et surtout en cette période de sortie de l’hiver où tout le monde manque d’énergie solaire et donc de gaieté, nous nous sentons un peu attaqués de toute part. Je trouve donc que le rituel qui suit, tout droit sorti de " Traité pratique de magie celte ", est bien approprié et tombe à pic.
" La plupart des envoûtements sont des auto- envoûtements. Votre esprit, avec ses peurs et ses fantasmes, programme lui-même le scénario pervers des influences négatives. Cette négativité n’est pas inéluctable. Vous pouvez, si vous le désirer, retrouver la joie de vivre, le sommeil et la santé, en chassant simplement ces pensées de votre vie. Cependant, il peut arriver que des entités mal intentionnées, et peu importe alors de savoir si c’est vous qui les avez fabriquées de toute pièces ou si elles vous ont été gracieusement envoyées, restent attachées à votre esprit et continuent de perturber votre vie quotidienne.
Nous n’entrerons pas ici dans le détail des envoûtements réels et de l’exorcisme. Sachez néanmoins que par des moyens simples et dûment efficaces, il vous est tout à fait possible de résister à ces forces négatives. La première des choses à faire, tous les sorciers vous le diront, est de constituer à l’intérieur de soi un bouclier de protection.
La sensation de l’envoûtement commence presque toujours par le plexus solaire. C’est dans ce point précis du corps que l’on commence à ressentir les influences néfastes et maléfiques. Savez-vous que l’on peut renforcer considérablement cette zone vitale ? Et il est réellement possible de " déplacer son point d’assemblage ", pour reprendre une expression connue de la sorcellerie mexicaine.
Isolez-vous dans une pièce calme.[…] Habillez-vous de vêtements amples et détachez votre ceinture. […] évitez surtout les vêtements en fibres synthétiques.
Installez-vous près d’une plante verte ou d’un beau bouquet de fleurs [ je penche plus pour la première solution, je préfère de loin les plantes vivantes]. Respirez tranquillement, fermez les yeux, détendez-vous, ne pensez plus à rien. Une fois le vide ainsi créé, concentrez souffle, énergie et pensée à cet endroit précis du plexus. Ressentez-le à l’intérieur. Explorez les multiples possibilités de votre plexus solaire. Nettoyez-le avec le souffle. Que votre respiration, la plus profonde possible, détende chacune de vos cellules.
Vous devez ressentir une forte chaleur au bout des doigts.
Gardez présente cette énergie, ce feu sorcier et magicien.
Vous consumez de l’intérieur tout ce qui s’oppose à votre bien-être. Imaginez que vous êtes Saint Michel Archange terrassant le Dragon ! [les anges me rappelant trop mes origines chrétiennes, je préfère visualiser un feu ou un soleil dévastateur.] Votre plexus solaire est une boule de lumière. Ses couleurs sont le rouge, l’orangé et l’argent. Les deux premières sont évidentes, mais la troisième est plus subtile. Elle ne survient qu’avec l’hiver et une profonde méditation.
Pratiquez régulièrement cette visualisation, si vous ne devez pas travailler ensuite, en début d’après-midi ou le soir, avant d vous coucher. Au cas où vous sentiriez soudain très fatigué, ne vous inquiétez pas, c’est un signe favorable. Cet exercice peut durer de dix à trente minutes au maximum. Faites-le de préférence une dizaine de jours avant la pleine lune. Ne buvez plus de vin ni d’alcool, évitez le tabac et les nourritures grasses ou sucrées. Un jeûne léger de deux ou trois jours renforcera son effet. "
Pour bien vous détendre et laisser circuler les énergies, n’oubliez pas de ne tendre complètement aucune articulation et de laisser vos aisselles légèrement ouvertes.
Bonne méditation !

Brigit était une déesse vénérée par les celtes. Les chrétiens ont continué ce culte mais en lui donnant le nom de Sainte Brigitte.
La tradition voulait que, la veille d'Imbolc, on tresse des croix spéciales de Brigit que l'on accrochait ensuite dans les habitations pour appeler la protection de cette déesse et/ou sainte.

Voici comment les fabriquer :
" Rassemblez :
- 3 douzaines de paille de blé, d'herbes, de roseaux ou de joncs de même longueur
- de la icelle pour attacher les bouts
- une lince à linge pour tenir le milieu des pailles entralacées tandis qu'on travaille.
Mode d'emploi :
1- Trempez vos matériaux à tresser dans de l'eau chaude pendant environ trente minutes, ou jusqu'à ce qu'ils soient souples. Certains matériaux exigent un temps de trempage plus long. Enlevez les pailles de l'eau et enveloppez dans un tissu humide pour qu'elles restent souples pendant le tressage.
2- Imaginez le cadran d'une horloge mesurant l'année. Suivrre la progression du cercle vous aidera à tresser la croix. Mettez une paille verticalement, indiquant midi (nord, hiver), et six heures(sud, été). Pliez une deuxième paille en deux autour du milieu de la première, indiquant trois heures (est, printemps). pliez la paille suivante en deux et mettez-la sur la deuxième paille, indiquant six heures. Pliez la paille suivante sur la paille un et trois marquant neu heures (ouest, automne). Continuez de travailler en pliant les pailles selon une progression circulaire, vers l'extérieur, tressant soigneusement les pailles côte à côte. Attachez les pailles et repositionnez pour combler les espaces quand c'est nécessaire.
3- Tandis que vous progressez en cercle, méditez sur le progression des évènements aux saisons de votre vie, passés et présents. Visualisez ce que vous voulez manifester dans l'année à venir car chaque paille tisse un rêve pour l'avenir.
4- Quand au moins 28 pailles ont été tressées depuis le centre de la croix, détachez chaque bras de la croix, laissant au moins 3 pouces (7 cm) de paille pour créer le bras. Coupez les bouts de façon égale."
"Vivre la tradition celtique" de Mara Freeman

Par ces temps froidure, j’ai des envies de « poupouillages » et de relaxation. Le massage vise au bien-être du corps en agissant sur les différents tissus mous (peau, muscles, tendons, ligaments) et de l’esprit. Cette méthode existait déjà dans la lointaine Egypte et se retrouve ensuite en Grèce (ou Hippocrate la préconise contre les problèmes articulaires), à Rome, en Inde… Au moyen âge, le massage fut considéré comme un plaisir de la chair dans une société où le corps était fustigé. Ces techniques furent alors proscrites, jusqu’à ce qu’Ambroise Paré (1510-1590) plaide en leurs faveurs. Au début du XIXème, un suédois, Per Henrik Ling utilisa ses connaissances sur la gymnastique et la physiologie du corps pour mettre au point une technique depuis connue sous le nom de massage suédois. Celle-ci consiste en effleurage, pétrissages, frictions et percussions au niveau des attaches musculaires et des tendons.
Il existe plusieurs types de massages : corporel (avec ou sans huile) ou énergétique (par exemple le Shiatsu, massage traditionnel japonais). Les massages corporels échauffent les muscles et activent la circulation sanguine et lymphatique. La plupart du temps, nous pensons au massage du dos ou de la voûte plantaire, mais nous pouvons étendre ce champs à presque toutes les parties du corps : les mains, le visage, le crâne, les jambes… Et l’adapté par exemple aux bébés ou aux femmes enceintes (il vaut mieux alors utiliser l’huile de massage « nature »). Dans les livre « le Massage » (ed. Laffont), on parle de « donneur » pour le masseur et de « receveur » pour le massé. En Asie, on considère qu’au-delà de l’aspect purement mécanique, il y a un transfert énergétique entre les deux personnes, un « don ». Il ne s’agit pas de procédures répétitives. En premier lieu la concentration. Toutes les parties de la main pour masser sont utilisées : le talon, la paume, les doigts, les pouces.
La première chose est de créer un climat de détente, dans une pièce convenablement chauffée. On peut user de musique douce, d’encens, de bougies… La plupart du temps, le sujet est assis ou allongé. Je préfère personnellement sur une surface dure, comme le sol recouvert d’une couverture, plutôt que d’avoir à jongler avec les ressors d’un matelas. Il est conseillé d’avoir à porté de main des petits coussins, à placer sous les chevilles ou la tête, et une serviette pour couvrir le « receveur » après la séance.
Voici quelques recettes tirée de l’ABC des médecines douces. Pierre Manoury recommande d’utiliser l’huile d’amande douce, de coco (qui a une pénétration plus lente) ou de millepertuis. Les quantités ci-dessous sont données pour un volume de 125 ml d’huile. Je donne ici les indications du livre ; généralement je diminue les doses d’essence en conservant les proportions. Il faut garder en tête que la quantité totale d’essence ne doit pas dépasser 10% du volume final.
Huile décontractante et tonique : Excellente contre la fatigue et le stress,
Huile d’amande
3 ml d’essence l’ylang-ylang
2 ml d’essence de cannelle
3 ml d’essence de santal
3 ml d’essence d’orange douce
Huile énergisante :Huile sensuelle :
A appliquée en particulier au niveau des reins, sur le point des Geishas (entre les 2ème et 3ème vertèbres lombaires), Huile d’amande
3 ml d’essence de d’ylang-ylang
2 ml d’essence de persil
2 ml d’essence de cannelle
2 ml d’essence d’orange douce
Ou encore :3 ml d’essence de basilic ou de sarriette

