Eh oui, c'est nous, Sarhäne et Séléane...

Nous créons ce blog pour partager un peu de notre quotidien magique.

Bienvenue à toi que la curiosité mène ici.

Ad-elfiquement

Les sorcelleuses

jardins apprivoisés


C’est un autre composant du Vinaigre des quatre voleurs et ses capacités sont tout aussi impressionnantes que celles de la sauge.
C’est un puissant antiseptique. Et pour cette raison mais aussi son goût, comme la sauge, il entrait dans la composition de beaucoup de plats qui ainsi devenaient plus digestes...
Les égyptiens l’utilisaient déjà pour embaumer leurs morts.
Ses fumigations dégagent le mental et purifient l’air.
Et ses indications ne s’arrêtent bien sûr pas là : il aide à digérer, ouvre l’appétit, renforce le cœur, redonne de l’énergie en cas de fatigue physique et/ou intellectuelle, calme les angoisses, la toux, les affections des bronches, le grippe, les insomnies, les refroidissements, les troubles des menstruations et les infections des voies urinaires.

On le consomme donc dans les plats ou en tisane mais on en fait aussi des bains.


Une légende nous raconte que la belle Hélène pleurait son chagrin à la mort de Canopos, navigateur qui les avait conduits elle et Ménélas en Egypte à la fin de la guerre de Troie ; et que chaque larme qui coulait de ses yeux et tombait à terre faisait naître une touffe de thym.



Bibliographie : " Nos grand-mères savaient… " de Jean Palaiseul, " De l’usage des Herbes, poudres et encens en magie " de Mikhaël d’Estissac, " Secrets naturels de beauté " de Sadrine Gellé-Jonquois, " Les herbes des quatre saisons " de A. Vogel, " Bien se soigner par les plantes " du Dr Jean-Claude Houdret et " L’esprit des fleurs " de Hélène Dubois-Aubin.

 

Une plante au nom latin prometteur : Salvia Officinalis qui signifie rien de moins que sauver.

Un proverbe camarguais dit d'ailleur que " Celui qui a de la sauge dans son jardin n’a pas besoin de médecin. "

Et sa réputation remonte aux romains qui en avaient fait une herbe sacrée que l’on récoltait sans métal ( on sait maintenant que les sels de fer sont incompatibles avec les substances actives de la sauge) vêtu d’une tunique blanche et les pieds nus et bien lavés. Ils pensaient déjà qu’elle protégeait le vie mais aidait aussi à la concevoir.

Les chamans connaissent bien les vertus purificatrices de ses fumigations.

Entre 1628 et 1631, alors la peste faisait rage à Toulouse, quatre voleurs pillaient impunément les maisons contaminées ainsi que leurs occupants. La maladie ne leur faisait pas peur et ils s’enrichissaient jour après jour. Cependant l’appât du gain fût trop fort : quand ils s’attaquèrent aux riches demeures, ils furent arrêtés. On les jugea sans tarder et ils furent condamnés à mort. La magistrat qui avait rendu la sentence, eut une idée : il leur promit la vie sauve en échange du secret de leur mystérieuse immunisation contre la peste. Les quatre compères ne se firent pas prier pour en révéler la formule : sauge, thym, lavande, rue et menthe macérées dans du vinaigre pendant une dizaine de jours puis frottés sur tout le corps.
On connaît encore aujourd’hui cette recette sous le nom de " vinaigre des quatre voleurs " et on comprend le proverbe qui dit : " Le désir de la sauge est de rendre l’homme immortel ".

La première propriété de la sauge est d’être digestive, une bonne infusion de sauge en fin de repas remplace avantageusement le café.

Dans les plats elle retarde la putréfaction en luttant contre la cadavérine.
Elle est aussi apéritive et tonique, elle est conseillée aux femmes enceintes ou voulant l’être, à celles qui ont leurs règles mais aussi aux convalescents et pour lutter contre les légères déprimes et le surmenage.
Elle est aussi très bonne en gargarisme contre les angines, aphtes…

On peut la consommer en infusion ou en vin ou encore dans du lait.

Vin de sauge : faire macérer 8 à 10 jours 80 à 100 g de feuilles de sauge (fraîches de préférence) dans 1L de bon vin blanc, sucrer au miel selon le goût.

Fumer de la sauge soulage les asthmatiques.

Bibliographie : " Nos grand-mères savaient… " de Jean Palaiseul, " De l’usage des Herbes, poudres et encens en magie " de Mikhaël d’Estissac, " Secrets naturels de beauté " de Sadrine Gellé-Jonquois, " Les herbes des quatre saisons " de A. Vogel, " Bien se soigner par les plantes " du Dr Jean-Claude Houdret et " L’esprit des fleurs " de Hélène Dubois-Aubin.

Image : http://plantaromes.canalblog.com/archives/les_plantes_qui_soignent/index.html

Les mois de mai et juin ont été riches en péripéties. Cela a commencé par un trop plein de pluie et du coup une invasion de limaces et escargots en tout genre. Vous avez peut être suivi ce combat dont je suis sortie vainqueur avec pour arme fatale une bonne dose de cendre au pied de chaque plante... et le retour d'un allier de taille : le soleil.
Mais mon jardin s'est alors transformé en vraie forêt vierge pour cause de non désherbage. Ben oui, les fin d'année d'une instit c'est pas de tout repos et mon pauvre jardin est passé un peu au second plan.

Alors il a fallu reprendre les choses en main : quatre après-midi de désherbage et de tonte intensive plus tard, mon jardin potager a commencé enfin à reprendre forme.
Nous avons vu réapparaître le petit triangle de plantes aromatiques annuelles (enfin à part la sauge qui survit à l'hiver mais n'a pas trouvé de place avec les autres persistantes) :


Puis  les tomates, les salades, les blettes (vertes et rouges), les aubergines, les courgettes, les concombres, les radis, quelques carottes....




Il ne restait alors plus qu'à couvrir les pieds avec l'herbe coupée pour limiter l'évoparation de l'eau et attendre patiemment de pouvoir cueillir et se régaler.

Je ne résiste pas à vous montrer la dernière éclot de mon jardin. Je l'avais achetée l'an dernier, elle faisait à peine 20 cm et n'avait aucune fleur mais promettait des fleurs noires!! Je ne croyais pas cela vraiment possible mais j'ai tout de même craqué. Et la revoilà cette année, 1m50 de haut et ses premières fleurs :


N'est-elle pas belle?


 

Dans la série « Sorcière d’appartement », la famille des simples s’agrandie. De gauche à droite, vous reconnaissez Basile déjà célèbre. S’en suivent une camomille, à l’odeur subtile et très agréable, une sauge officinalis, très utile et délicieuse en tisane, une menthe-chocolat (oui oui, elle sent vraiment le chocolat, j’ai hâte de tester en infusion) et un romarin, qui embaume tout autour. Voilà, comme je n’ai jamais eut la main très verte, tout conseil sera la bienvenue !   : )

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus